
Noir bleuté et jaune safran, la Tenthrède de la ronce installe sa progéniture dans les haies. Pour sa part, elle raffole du nectar des grandes ombellifères.

Taille maxi : 10 mm. Visible de mai à juillet.
Ni guêpe, ni abeille. Les tenthrèdes n’ont d’ailleurs pas de « pincement » entre abdomen et thorax. Elles ne chassent pas pour nourrir leur progéniture. Ni ne l’approvisionne pas en pollen et nectar ! Les femelles pondent plus simplement au revers des feuilles. Et les larves – aux allures de petites chenilles – en feront leur affaire… Est-il besoin de préciser sur quelles feuilles la Tenthrède de la ronce jette son dévolu ?
Moins à craindre donc au potager que ses cousines défoliatrices de l’oseille, du rosier, du groseillier ou de la rave ! Pour l’heure, tout juste émergée, elle prend des forces en sirotant le nectar des premières ombellifères. Toute petite, moins d’un centimètre, elle est facile à reconnaître avec ses solides antennes, et, surtout, sa livrée bicolore. Noire et orangée. Jusque sur les pattes et les ailes !

Deux taches noires barrent les ailes. Avec des nervures jaune orangé à l’avant, noires à l’arrière.

Début aout 2021. Sur une ombelle de Grande berce, au bord du halage.
Quelques cousines

Une cousine, la Tenthrède rustique (Macrophya montana), également familière des ombellifères et dont les larves se développent aussi sur la ronce.

La Tenthrède temula installe sa progéniture plutôt dans les haies, notamment sur les troènes.

Une autre cousine, très ressemblante, la Tenthrède du rosier. Femelle en ponte sur une jeune pousse….

… et sa progéniture à l’assaut du feuillage moins d’un mois plus tard !

Déjà un bel appétit pour cette jeune larve de la Thenthrède de l’oseille. Mieux vaut intervenir (ramassage) en cas d’envahissement : il ne restera bientôt que les nervures !
En savoir plus :
- La famille des tenthrèdes avec le site aramel.free.fr