La Tenthrède du rosier

Tenthrède du rosier, femelle, ponte sur jeune pousse de rosier.

Une cicatrice sur une jeune pousse de rosier ? Un travail de pro ! Madame Tenthrède du rosier est passée par là pour l’inciser et y pondre ses oeufs…

Tenthrède du rosier, femelle, ponte sur jeune pousse de rosier.C’est peu dire qu’elle ressemble à sa cousine, la Tenthrède de la ronce. Même silhouette noire-jaune ramassée, même petite tête aux solides antennes le plus souvent relevées, même thorax aux reflets bleutés creusé de sillons épais… Mais les pattes de la Tenthrède du rosier (Arge pagana) sont entièrement noires. Et ses ailes fortement fumées.

La différence vient surtout de l’abdomen, jaune vif plus qu’orangé, y compris le fourreau de l’ovipositeur de la femelle surprise ici en pleine ponte. Elle vient de commencer l’incision d’une jeune pousse de rosier pour y déposer ses oeufs. 

Une heure plus tard, elle semble ne pas avoir bouger. Voire. Car, à bien y regarder, l’incision a progressé de près d’un centimètre. C’est que, chez les Tenthrèdes, on ne pond pas à la va-vite ! D’autant qu’au fur et à mesure, une sécrétion blanchâtre vient colmater l’entaille. Les oeufs seront ainsi à l’abri le temps de l’incubation… Il en naitra les fameuses (et redoutables) pseudo-chenilles qui ne laisseront du feuillage que pétioles et nervures. Si on les laisse faire !

Sources :

Tenthèdre du rosier, femelle en ponte sur jeune pousse de rosier.

Une heure plus tard, l’incision a bien progressé. On voit bien ici la sécrétion blanchâtre qui vient colmater l’entaille au fur et à mesure de la ponte.

En début de soirée, ni vue ni connue ! Ou presque. Seule subsiste une discrète cicatrice dans l’écorce de la jeune pousse…

Une dizaine de jours plus tard. Les lèvres de la cicatrice se sont progressivement écartées, laissant apparaître la « couvée », soigneusement alignée, et, déjà, la première petite pseudo-chenille.

À l’assaut du feuillage tout aussitôt !

Début septembre 2021. Un mois après la ponte, les pseudo-chenilles ont déjà une belle taille, la tête orangée et quelques premières taches noires sur le corps.

Mi septembre 2021. Loin de l’invasion, voilà la seule rescapée parmi la progéniture de la Tenthrède du rosier. Sans doute faut-il remercier les prédateurs et notamment les guêpes, pas si regardantes entre chenilles et pseudo-chenilles pour nourrir leurs larves !

Ne pas confondre avec une proche cousine, la Tenthrède de la ronce dont l’abdomen, jaune orangé, transparait parfaitement à travers des ailes hyalines tachées de noir. À noter également les pattes jaunes.

 

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