La Tenthrède de la ronce

Tenthrèdde de la ronce sur première ombelle de Cerfeuil des bois.

Noir bleuté et jaune safran, la Tenthrède de la ronce installe sa progéniture dans les haies. Pour sa part, elle raffole du nectar des grandes ombellifères.

Tenthrède de la ronce sur ombelle de Cerfeuil des bois.

Dès la fin avril, peu farouche, parmi les habitués des ombelles du Cerfeuil des bois, si genéreuses en nectar !

Ni guêpe, ni abeille. Les tenthrèdes n’ont d’ailleurs pas de « pincement » entre abdomen et thorax. Elles ne chassent pas pour nourrir leur progéniture. Ni ne l’approvisionne pas en pollen et nectar ! Les femelles pondent plus simplement au revers des feuilles. Et les larves – aux allures de petites chenilles – en feront leur affaire… Est-il besoin de préciser sur quelles feuilles la Tenthrède de la ronce jette son dévolu ?

Moins à craindre donc au potager que ses cousines défoliatrices de l’oseille, du rosier, du groseillier ou de la rave ! On aurait presqu’envie de l’encourager pour limiter l’envahissement de la volubile sauvageonne dans les haies du jardin.

Pour l’heure, tout juste émergée, elle prend des forces en sirotant le nectar des premières ombellifères. Toute petite, moins d’un centimètre, elle est facile à reconnaître avec ses solides antennes, et, surtout, sa livrée bicolore. Noire et orangée. Jusque sur les pattes et les ailes !

Source :

Tenthrède de la ronce sur ombelle de Cerfeuil des bois.

Antennes, tête et thorax noirs. Abdomen jaune-orangé. Les deux couleurs se retrouvent sur les pattes et les ailes.

Deux taches noires barrent les ailes. Avec des nervures jaune-orangé à l’avant, noires à l’arrière.

Début aout 2021. Sur une ombelle de Grande berce, au bord du halage.

Une cousine, la Tenthrède rustique (Macrophya montana), également familière des ombellifères et dont les larves se développent aussi sur la ronce.

Tenthrède temula. Butinage sur ombellifère en bordure du halage.

La Tenthrède temula installe sa progéniture plutôt dans les haies, notamment sur les troènes.

Une autre cousine, très ressemblante, la Tenthrède du rosier. Femelle en ponte sur une jeune pousse….

… et sa progéniture à l’assaut du feuillage moins d’un mois plus tard !

Larve de la Tenthrède de l'oseille.

Déjà un bel appétit pour cette jeune larve de la Thenthrède de l’oseille. Mieux vaut intervenir (ramassage) en cas d’envahissement : il ne restera bientôt que les nervures !

 

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