
On associe souvent pucerons à rosier, tomate et fève ! C’est oublier ceux qui, sous terre, puisent la sève des racines. Voilà la cible du Syrphe des fourmilières.

Taille maxi : 12 mm. Visible de juin à août.
Un noir bien franc rayé de jaune vif. On songe à un membre de la famille des Chrysotoxes, champions dans l’imitation de la guêpe. Mais le Syrphe des fourmilières (Xanthogramma pedissequum) s’en distingue notamment par des pattes entièrement jaunes. Sauf les postérieures, brunâtres à partir de l’extrémité des fémurs.
Par ailleurs, les bandes abdominales jaunes sont étroites et disjointes, hormis les antérieures qui, épaissies à la base, sont plutôt triangulaires. À noter enfin des ailes fumées, tachées de noir, avec des reflets métalliques.
Comme la plupart de ses cousins, voilà un auxiliaire très utile au jardin. Il installe en effet ses larves là où elles sont assurées de trouver leur met favori. Des pucerons ! Pas n’importe lesquels en l’occurence. La ponte a ainsi lieu sur une fourmilière – celle de la Fourmi jaune par exemple – spécialisée dans l’élevage souterrain de pucerons piqueurs-suceurs de racines.


Plusieurs générations se succèdent au jardin où le Syrphe des fourmilières est visible du printemps jusqu’en automne.
En savoir plus :
- Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
- Les syrphes avec la revue Insectes, Office pour les insectes et leurs environnement (OPIE)
- La famille des syrphes avec le site aramel.free.fr
Photos JF Irastorza