
Mouches, humus et compost : quelques précieux diptères pour cultiver la fertilité du sol de votre jardin…

Les larves des Syrphes et autres mouches sont plus connues pour leurs capacité à engloutir pucerons et petits insectes que pour leurs rôles dans la maturation de l’humus et du compost. N’empêche. Quelques-unes, à l’image des asticots de la Mouche soldat noir, mettent les bouchées doubles dans ce travail ingrat et bigrement utile.
Avec un régime alimentaire assez proche, certaines larves de diptères amatrices de matière organiques végétales en décomposition se développent dans des capités d’arbres vieillissants où les fibres pourrissantes s’enrichissent d’écoulements de sève. Celles de la Milésiie faux-frelon ou du syrphe Ceriana conopsoïdes par exemples.
D’autres enfin, comme les Éristales, de nourrissent dans les eaux dormantes saturées en matières organiques.
Rares finalement sont les mouches qui installent leur progéniture directement sur l’humus en formation et dans les tas de compost. Raison de plus pour leur consacrer une « page spéciale ».

Longues antennes et abdomen rouge orangé : la Mouche soldat noir, ici au repos au bord d’une haie, diffuse ses « bataillons » d’asticots noirs qui participent à la « digestion » les tas de compost..

Dominante cuivrée chez le mâle, bleutée chez la femelle : la Chloromyie agréable pond sur les bois pourrissants et sur le compost…

La Volucelle enflée : inoffensive, vol rapide, butinage des ombelles et larves microphages participant (indirectement) à la maturation de l’humus.
En savoir plus :
- Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
- Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
- Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
- Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
Photos JF Irastorza