Les amours de la Charpentière

Abeilles charpentières in copula.

Dans le mirabellier en fleurs, l’heureux élu de l’Abeille charpentière se déclare sans ambages. Quitte à commencer de façon acrobatique…

Abeilles charpentières in copula.L’amour ne tient parfois qu’à un fil… En l’occurence, le long style verdâtre d’une fleur de mirabellier ! Madame Abeille charpentière (Xylocopa violacea) y accroche ses mandibules. Le temps de se décider.

Car ce n’est pas le premier mâle qui tente là sa chance. Vite éconduits. Cette fois, ce pourrait être le bon. Oui mais, comment faire, dans cette improbable position ? Le tandem s’envole bientôt. Toujours accolés, Monsieur et Madame ne vont pas très loin. Le premier bouquet de fleurs venu fait l’affaire. Pourvu qu’il soit possible de s’y agripper confortablement.

Après une étreinte plus expéditive que romantique, le butinage reprend ses droits. C’est que Madame va plus que jamais avoir besoin d’énergie. Creuser un nid dans le bois d’un arbre mort. Y aménager les cellules des futures larves. Les approvisionner en nectar et pollen… Pour un passage de relais prévu en fin d’été. Et la nouvelle génération passera alors l’hiver en dormance. À l’abri de quelque terrier de rongeur abandonné ou d’un tas de bois. Jusqu’en mars-avril.

Sources : 

Abeilles charpentières in copula.

Entièrement noire, avec des reflets bleu violacé sur les ailes relevées pendant le butinage.

 

Please follow and like us:

L’Halicte de la Scabieuse

Halicte de la Scabieuse, femelle, début mars 2021.

Début mars ! Aussi précoce l’une que l’autre… Madame Halicte de la Scabieuse sur les premiers capitules de sa fleur emblématique.

Halicte de la Scabieuse, femelle, début mars 2021.Avec son mauve lumineux, la première floraison des touffes de Scabieuse ne pouvait laisser les premières butineuses indifférentes au jardin ! À tout seigneur, tout honneur, évidemment. Le petit Halicte de la Scabieuse (Halictus scabiosae) n’a donc pas manquer ce rendez-vous inaugural. Aussi précoce soit-il.

Halicte de la Scabieuse, femelle, début mars 2021.Auparavant, les capitules de pissenlit l’ont poudré de pollen jaune, entre la visite des pâquerettes et celle de la phacélie. D’un mauve à l’autre.

Il s’agit ici d’une femelle. Fécondée l’été dernier, elle a hiverné et, malgré l’ambiance un peu frisquette de ce début mars, elle se met au travail sans retard. Aménagement d’un terrier, façonnage de petites loges, et, déjà, collecte de pollen pour approvisionner les futures larves. Les brosses des pattes sont efficaces ! La récolte va bon train.

L’Halicte femelle se reconnait notamment à ses antennes coudées mais, surtout, à ses doubles bandes feutrées abdominales. Jaune plus ou moins vif à l’avant, beige clair à l’arrière. Avec un court sillon longitudinal caractéristique à la pointe de l’abdomen.

Sources :

Halicte de la Scabieuse, femelle, début mars 2021.

À la pointe de l’abdomen, le court sillon longitudinal caractéristique de Madame Halicte de la Scabieuse.

Avec un abdomen plus long et plat, le mâle se distingue également par de longues antennes à l’extrémité en forme de crochet.

 

Please follow and like us:

De la bourrache toute l’année ?

Bourrache en fleurs butinée par une Anthophore plumeuse (mâle).

Faut-il vraiment s’en réjouir ? Faute d’un véritable hiver, la bourrache n’aura guère connu d’interruption depuis un an au jardin.

Bourrache en fleurs, abeille charpentière à l'approche.Nés d’un semi naturel, l’été dernier au sortir de la canicule, les vieux pieds de bourrache du jardin reviennent de loin. Malmenés par les pluies incessantes et les bourrasques à répétition, mais épargnés par le gel, ils n’ont jamais cessé de fleurir depuis début septembre. Et les voilà qui passent vaille que vaille l’hiver.

Les premiers butineurs ne pouvaient rêver meilleur comité d’accueil, en complément de l’incontournable le romarin. À commencer par la très active Anthophore plumeuse (Anthophora plumides) dont le mâle est aisément reconnaissable ici aux longues soies de ses tibias médians. Mais aussi l’impressionnante Abeille charpentière (Xylocopa violacea) et la petite Osmie cornue (Osmia cornuta).

Les tiges souvent éclatées et noircies, les vieilles carcasses de bourrache s’épuiseront sans doute assez vite. Mais déjà de nouveaux plants émergent ici et là. Le retour enfin du soleil, annoncé pour les prochains jours, accélérera sans doute le mouvement. Le relai ne devrait pas tarder. De la bourrache toute l’année ?

En savoir plus sur le semis et la culture de la bourrache avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Bourrache en fleurs butinée par une Osmie cornue (femelle)

C’était en juin dernier. L’Arlequinette jaune au repos sur un pied de bourrache. Fusillé par la canicule, celui-ci n’en a pas moins abondamment grainé. Et c’est donc la génération suivante, éclose à la faveur des premières pluies d’automne, qui vient de passer l’hiver.

Please follow and like us: