Fuchsia et bourdons

Fuchsia visité par un bourdon des champs.

Comment les étranges et superbes fleurs du fuchsia fonctionnent-elles ? Il suffit de suivre le manège des bourdons pour comprendre…

Fuchsia visité par un bourdon des champs.Il faut la longue langue du Bourdon des champs pour atteindre le nectar du fuchsia. Son talent d’acrobate aussi ! Car si le bel arbuste est généreux, le trésor sucré de ses innombrables fleurs retombantes se mérite.

Fort heureusement, d’une corolle l’autre, le faisceau de huit très longues étamines tombantes est le bienvenu. Une aide précieuse pour s’accrocher, à la renverse, sous le tube violacé donnant accès au Saint des saints. Quatre pétales enroulées en vérité qui peuvent s’écarter si besoin pour faciliter le passage. Tout cela sous la protection du calice rouge vif dont les quatre sépales lancéolés, légèrement relevés, gardent les fleurs voisines à distance.

Ce faisant, chaque acrobatie des bourdons secoue suffisamment les étamines pour que les anthères, disposées en deux étages, dispersent la poussière blanche du pollen. La petite massue du long style central n’attend que cela pour être pollinisée !

Récolter les graines du fuchsia et réaliser un semis avec le site plandejardin.jardinbiologique.com

Fuchsia visité par un bourdon des champs.

On perçoit bien ici, dépassant le faisceau d’étamines, le long style rouge à l’extrémité en forme de petite massue. Juste au dessus, les anthères libèrent un peu de pollen blanc à chaque passage des bourdons.

Fuchsia visité par un bourdon des champs.

 

Please follow and like us:

Le cassis-fleur et les bourdons

Cassis-fleur et Bourdon des prés.

Collier et ceinture jaunes pour le très petit Bourdon des prés (Bombus pratorum) par ailleurs reconnaissable à la pointe orangée de l’abdomen.

Ah, le parfum enivrant du cassis-fleur ! Il vient essentiellement des feuilles mais qu’importe… Tous les bourdons du jardin ou presque se précipitent.

Cassis-fleur et Bourdon des saussaies.

Une taille très nettement au dessus pour le Bourdon des saussaies (Bombus lucorum) également à collier et ceinture jaunes, mais avec la pointe de l’abdomen blanche.

À mi-ombre, le cassis-fleur du jardin n’a en fait de cassis que la prenante odeur de son jeune feuillage. C’est d’ailleurs plutôt un groseillier à fleurs (Ribes sanguineum). Depuis quelques jours, la généreuse touffe vert tendre s’illumine de petites touches rose vif. Des fleurs par centaines dont les grappes pendantes vrombissent sous le soleil enfin revenu.

Rendez-vous des butineurs, les clochettes attirent certes les abeilles sauvages, à commencer par l’Anthophore plumeuse. Mais ce sont assurément les Bourdons les plus nombreux. Le plus discret d’entre eux, le minuscule Bourdon des prés (Bombus pratorum), compense le handicap de sa courte langue en engouffrant sa petite tête au creux des fines corolles tubulaires.

Les plus gros (Bourdon terrestre et Bourdon des pierres) manquent encore à l’appel mais leurs cousins n’ont pas résisté. Ainsi, d’une taille intermédiaire déjà respectable, le Bourdon des saussaies (Bombus lucorum) et le Bourdon roux (Bombus pascuorum), se laissent aller à l’ivresse du cassis-fleur. Le printemps est bien lancé !

Entretien du cassis-fleur avec le site Plandejardin-jardinbiologique.com

Cassis-fleur et Bourdon roux.

Thorax roux et abdomen fauve pour le Bourdon des champs (Bombus pascuorum), alias le Bourdon roux.

Cassis-fleur et Anthophore plumeuse..

Les abeilles sauvages également ! Ici une Anthophore plumeuse.

Une allure de gros bourdon noir. La Charpentière (Xylocopa violacea) est pourtant bien une abeille.

Please follow and like us:

De la bourrache toute l’année ?

Bourrache en fleurs butinée par une Anthophore plumeuse (mâle).

Faut-il vraiment s’en réjouir ? Faute d’un véritable hiver, la bourrache n’aura guère connu d’interruption depuis un an au jardin.

Bourrache en fleurs, abeille charpentière à l'approche.Nés d’un semi naturel, l’été dernier au sortir de la canicule, les vieux pieds de bourrache du jardin reviennent de loin. Malmenés par les pluies incessantes et les bourrasques à répétition, mais épargnés par le gel, ils n’ont jamais cessé de fleurir depuis début septembre. Et les voilà qui passent vaille que vaille l’hiver.

Les premiers butineurs ne pouvaient rêver meilleur comité d’accueil, en complément de l’incontournable le romarin. À commencer par la très active Anthophore plumeuse (Anthophora plumides) dont le mâle est aisément reconnaissable ici aux longues soies de ses tibias médians. Mais aussi l’impressionnante Abeille charpentière (Xylocopa violacea) et la petite Osmie cornue (Osmia cornuta).

Les tiges souvent éclatées et noircies, les vieilles carcasses de bourrache s’épuiseront sans doute assez vite. Mais déjà de nouveaux plants émergent ici et là. Le retour enfin du soleil, annoncé pour les prochains jours, accélérera sans doute le mouvement. Le relai ne devrait pas tarder. De la bourrache toute l’année ?

En savoir plus sur le semis et la culture de la bourrache avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Bourrache en fleurs butinée par une Osmie cornue (femelle)

C’était en juin dernier. L’Arlequinette jaune au repos sur un pied de bourrache. Fusillé par la canicule, celui-ci n’en a pas moins abondamment grainé. Et c’est donc la génération suivante, éclose à la faveur des premières pluies d’automne, qui vient de passer l’hiver.

Please follow and like us: