Le cassis-fleur et les bourdons

Cassis-fleur et Bourdon des prés.

Collier et ceinture jaunes pour le très petit Bourdon des prés (Bombus pratorum) par ailleurs reconnaissable à la pointe orangée de l’abdomen.

Ah, le parfum enivrant du cassis-fleur ! Il vient essentiellement des feuilles mais qu’importe… Tous les bourdons du jardin ou presque se précipitent.

Cassis-fleur et Bourdon des saussaies.

Une taille très nettement au dessus pour le Bourdon des saussaies (Bombus lucorum) également à collier et ceinture jaunes, mais avec la pointe de l’abdomen blanche.

À mi-ombre, le cassis-fleur du jardin n’a en fait de cassis que la prenante odeur de son jeune feuillage. C’est d’ailleurs plutôt un groseillier à fleurs (Ribes sanguineum). Depuis quelques jours, la généreuse touffe vert tendre s’illumine de petites touches rose vif. Des fleurs par centaines dont les grappes pendantes vrombissent sous le soleil enfin revenu.

Rendez-vous des butineurs, les clochettes attirent certes les abeilles sauvages, à commencer par l’Anthophore plumeuse. Mais ce sont assurément les Bourdons les plus nombreux. Le plus discret d’entre eux, le minuscule Bourdon des prés (Bombus pratorum), compense le handicap de sa courte langue en engouffrant sa petite tête au creux des fines corolles tubulaires.

Les plus gros (Bourdon terrestre et Bourdon des pierres) manquent encore à l’appel mais leurs cousins n’ont pas résisté. Ainsi, d’une taille intermédiaire déjà respectable, le Bourdon des saussaies (Bombus lucorum) et le Bourdon roux (Bombus pascuorum), se laissent aller à l’ivresse du cassis-fleur. Le printemps est bien lancé !

Entretien du cassis-fleur avec le site Plandejardin-jardinbiologique.com

Cassis-fleur et Bourdon roux.

Thorax roux et abdomen fauve pour le Bourdon des champs (Bombus pascuorum), alias le Bourdon roux.

Cassis-fleur et Anthophore plumeuse..

Les abeilles sauvages également ! Ici une Anthophore plumeuse.

Une allure de gros bourdon noir. La Charpentière (Xylocopa violacea) est pourtant bien une abeille.

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De la bourrache toute l’année ?

Bourrache en fleurs butinée par une Anthophore plumeuse (mâle).

Faut-il vraiment s’en réjouir ? Faute d’un véritable hiver, la bourrache n’aura guère connu d’interruption depuis un an au jardin.

Bourrache en fleurs, abeille charpentière à l'approche.Nés d’un semi naturel, l’été dernier au sortir de la canicule, les vieux pieds de bourrache du jardin reviennent de loin. Malmenés par les pluies incessantes et les bourrasques à répétition, mais épargnés par le gel, ils n’ont jamais cessé de fleurir depuis début septembre. Et les voilà qui passent vaille que vaille l’hiver.

Les premiers butineurs ne pouvaient rêver meilleur comité d’accueil, en complément de l’incontournable le romarin. À commencer par la très active Anthophore plumeuse (Anthophora plumides) dont le mâle est aisément reconnaissable ici aux longues soies de ses tibias médians. Mais aussi l’impressionnante Abeille charpentière (Xylocopa violacea) et la petite Osmie cornue (Osmia cornuta).

Les tiges souvent éclatées et noircies, les vieilles carcasses de bourrache s’épuiseront sans doute assez vite. Mais déjà de nouveaux plants émergent ici et là. Le retour enfin du soleil, annoncé pour les prochains jours, accélérera sans doute le mouvement. Le relai ne devrait pas tarder. De la bourrache toute l’année ?

En savoir plus sur le semis et la culture de la bourrache avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Bourrache en fleurs butinée par une Osmie cornue (femelle)

C’était en juin dernier. L’Arlequinette jaune au repos sur un pied de bourrache. Fusillé par la canicule, celui-ci n’en a pas moins abondamment grainé. Et c’est donc la génération suivante, éclose à la faveur des premières pluies d’automne, qui vient de passer l’hiver.

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Le charme étrange du Cléome

Cléome hassleriana.

Pas vraiment de corolle pour le Cléome hassleriana qu’un rien habille superbement. Sublimé par un parfum envoûtant.

Cléome hassleriana.Heureusement, il y a l’effet de groupe. Sinon, pour chacune de ses petites fleurs, le Cleome hassleriana fait service minimum pour séduire et guider les butineurs. Dépouillement, légèreté : voilà bien le charme étrange de ces larges inflorescences ébouriffées. 

Pas de corolle à proprement parler. Simplement quatre pétales roses, ovales, regroupés et dressés presque à la verticale. Leurs longues attaches effilées pointent l’entrée du tube nectarifère. Comme autant de petits panneaux indicateurs. C’est par ici !

Six très longues étamines émergent du tube. Immanquablement, abeilles et bourdons frôleront l’une d’elles au passage et disperseront le pollen. Le style unique central ne tardera pas à être fécondé pour engendrer une des longues gousses vertes qui prolongeront l’élégance du Cléome bien après la floraison.

Oui mais, dans la rude concurrence des mellifères du jardin, comment s’attirer les bonnes grâces des butineurs avec une architecture florale aussi peu conventionnelle ? Le parfum ! Autant léger qu’irrésistible.

En savoir plus sur le Cléome hassleriana avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Découvrir d’autres fleurs du jardin

Faut-il que le parfum soit envoûtant ! La discrète entrée du tube nectarifère n’est pas vraiment facile d’accès pour abeilles et bourdons.

Photos Fernand © Septembre 2019

 

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