L’Anthidie et la Salicaire

Anthidie sur l'épi floral de la Salicaire / Un jardin dans le Marais poitevin.

C’est toujours charmant une butineuse… Cela dit, l’Anthidie septemspinosum manque singulièrement de tolérance. Et le mâle de délicatesse.

Anthidie sur l'épi floral de la Salicaire / Un jardin dans le Marais poitevin.Elle a beau être abeille solitaire, l’Anthidie n’en a pas moins l’esprit tribal. Voire xénophobe. Elle a ici jeté son dévolu sur le grand chandelier d’une Salicaire proche du jardin. Et gare à tout butineur “étranger”, même plus ou moins cousin, qui ose s’en approcher !

Il faut montrer pattes avant jaunes et noires pour espérer profiter de la manne des petites fleurs pourpres. Mais pas seulement. Encore faut-il avoir les ailes fumées, deux petits points jaunes à l’arrière de la tête et, bien entendu, dix petites bandes jaune vif dessinant un grand V sur le fond noir de l’abdomen.

Ah, encore une précision : les deux bandes antérieures doivent impérativement former comme une “virgule” légèrement décalée et descendre plus bas sur les côtés que les suivantes. Bref, en l’occurrence, il faut être une Anthidie septemspinosum ! Excusez du peu.

En tout cas, le mâle ne s’y trompe pas. Nettement plus gros que ses congénères femelles, il déloge tout intrus sans ménagement. Mais aussi les autres mâles. Chasse gardée. Et de temps en temps, sans crier gare, le macho saute sur une butineuse. Un accouplement aussi furtif que brutal. Comment dit-on “Balance ton porc” chez les Anthidies ?

En savoir plus sur la famille des Anthidies avec le site aramel.free.fr

En savoir plus sur la Salicaire avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Anthidie septemspinosum, accouplement / Un jardin dans le Marais poitevin.

L’Anthidie septemspinosum, mâle, nettement plus gros que sa congénère femelle, dans un accouplement aussi furtif que brutal.

 

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Les cornes d’abondance des zinnias

Myrtil rescapé d'un prédateur sur fleur de zinnia / Un jardin dans le Marais poitevin.

Et dire qu’une nouvelle vague de canicule s’annonce ! Quand le nectar commence à manquer, les butineurs peuvent encore compter sur les zinnias.

Pas aussi facile qu’on l’imagine la vie de papillon. Ce malheureux myrtil l’a sans doute échappé belle lors d’une récente et brutale rencontre avec un oiseau du potager. Mais il en a perdu les ailles postérieures. Tant bien que mal, il volète encore. Alors, heureusement, il y a les zinnias !

Car les sources revigorantes de nectar se tarissent au jardin comme dans les prairies alentour. Un mois et demi sans pluie. Un soleil brûlant et un vent qui dessèchent tout. Quelques fleurs sauvages résistent encore. Sans grande conviction. Les ombellifères du halage sont ainsi déjà passées à graines. Même trèfle et brunelle ont fini par lâcher prise.

Un signe qui ne trompe pas : les butineurs se disputent le jus sucré des premiers fruits tombés à terre. La corvée d’arrosage aidant, les parterres fleuris du jardin bravent malgré tout la canicule. Particulièrement les zinnias. Les papillons y côtoient abeilles et bourdons venus se changer là des tomates et des aromatiques. Fascinante couronne d’or ! Pas question d’en perdre la moindre goutte. Les trompes explorent consciencieusement chaque petit fleuron. Comme autant de petites cornes d’abondance.

En savoir plus sur la culture des zinnias avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

 

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À chacune son job

Abeille à l'approche d'une fleur de Gaura / Un jardin dans le Marais poitevin.

Parmi les abeilles familières du Gaura, certaines collectent le nectar. D’autres le pollen. La fécondation viendra surtout de ces dernières.

Abeille puisant le nectar d'une fleur de Gaura / Un jardin dans le Marais poitevin.Quatre pétales blancs ou roses dressés en éventail. Huit longues étamines pendantes. Avec, dans l’axe, un peu perdu dans toute cette mise en scène, un style unique, quadrifide, attendant d’être fécondé. Le Gaura n’a pas choisi la facilité.

D’ailleurs, nombre d’abeilles filent directement au centre du dispositif, vers l’entrée du tube nectarifère, sans Abeille à l'approche d'une fleur de Gaura / Un jardin dans le Marais poitevin.même toucher au faisceau d’étamines. Qu’importe. À vrai dire le Gaura ne compte pas vraiment sur elles. Vivent leurs consoeurs collectrices de pollen ! En ouvrières spécialisées (à chacune son job), elles boudent le calice pour se focaliser sur les anthères. Dans un jeu de pattes aussi précis que mystérieux, elles accumulent ainsi la précieuse poussière sur leurs peignes arrière. Et, bénéfice collatéral, l’extrémité du Abeille collectant le pollen d'un fleur de Gaura / Un jardin dans le Marais poitevin.style s’en trouve tout enrobé au passage.

Bien-sûr, aussi spécialisées soient-elles, les collectrices de pollen ne dédaignent pas, de temps en temps, puiser un peu de nectar. Histoire de reprendre des forces sans doute. Avant d’aller décharger leur fardeau. Et de reprendre la collecte. 

En savoir plus sur les variétés, la culture et l’entretien des Gauras avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

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Abeille collectant le pollen d'un fleur de Gaura / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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