La Ficaire fausse-renoncule

Éristale sur fleur de la Ficaire fausse-renoncule

L’Éristale tenace.

Feuilles en coeur et coroles jaune d’or, la Ficaire fausse-renoncule accueille généreusement les premiers butineurs du jardin.

Robert-le-Diable sur fleur de la Ficaire fausse-renoncule

Robert-le-diable.

Comme la belle et discrète Violette odorante, la Ficaire fausse-renoncule ( (Ficaria verna) est réputée « messagère du printemps » … Chaque année un peu plus tôt, à vrai dire, pour s’épanouir désormais au coeur de l’hiver. La voilà donc, précoce parmi les précoces, formant un éclatant comité d’accueil pour les premiers butineurs.

Ses jolies feuilles en coeur forment de délicats coussins au pied des haies, piquetés de corolles jaune d’or. Le nombre de pétales varie d’une fleur l’autre. Celui des étamines aussi. Jusqu’à une quarantaine…  Nectar et pollen, pour le premier généreux open bar de l’année ! 

Brun, taché de jaune orangé, le solide Éristale tenace n’y résiste pas, léchant longuement la naissance sucrée des pétales. Le Syrphe des corolles et le Syrphe porte-plume non plus. La ficaire leur en souligne le chemin par un subtile jeu de couleurs : très luisante en périphérie, la corole devient plus mate en son coeur nectarifère.

Le Paon du jour, le Tircis et Robert-le-Diable s’y régalent également. Sans oublier l’Andrène à pattes jaunes et son cousin l’Andrène limpide, parmi les toutes abeilles sauvages de l’année.

Déjà à pied d’oeuvre, Madame Syrphe porte-plume n’attend plus que les premières salves de pucerons pour pondre !

Le jardin pourra également compter sur les larves du Syrphe des corolles

La Paon du jour.

Le Tircis.

La Piéride de la rave.

L’Andrène à pattes jaunes.

L’Andrène limpide.

Un superbe feuillage, idéale pour les petites pauses du Grand bombyle.

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Photos JF Irastorza