
Nomades ! L’appellation remonte au XVIIIe siècle. Pas sûr qu’aujourd’hui, si c’était à refaire, tel nom générique quelque peu stigmatisant soit repris, en référence aux vadrouilles et au comportement cleptoparasite de ces abeilles-coucou !

Avril-mai. C’est la pleine saison des Nomades du jardin. Comme celles des Andrènes. Et pour cause !
Noires, rayées de jaune, plus ou moins mâtinées de roux : on jurerait de petites guêpes. Mais ce sont bien des abeilles sauvages. Les Nomades du jardin (Nomada sp.) doivent leur nom à leurs incessantes allées et venues. Fines et de petite taille, on les remarque à peine, furetant au raz du sol, dans les allées comme sur le paillis des planches cultivées.
Il en existe de très nombreuses espèces, très difficiles à distinguer les unes des autres, avec un point commun : toutes sont de redoutables abeilles-coucou ! Car elles ne furètent pas au hasard. Elles cherchent des nids d’abeilles terricoles – plus particulièrement des nids d’Andrènes – pour les parasiter.
À chaque espèce de Nomade son espèce d’Andrène attitrée ! Ou presque. Cette spécialisation n’a rien d’exceptionnelle : la plupart des abeilles-coucou ont ainsi leur cible favorite. Sensibles à leurs phéromones particulières, elles en débusquent d’autant plus aisément les couvains pour y installer leur progéniture.

La Nomade bifasciée.

La Nomade commune.

La Nomade rousse.

La Nomade fardée.
En savoir plus :
- Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, 2019, Bellmann, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions / Métive.
- Les abeilles-coucous sur le site aramel.free.fr (bas de page)
Photos JF Irastorza