L’Andrène à pattes jaunes

Andrène à pattes jaunes (Andrena flavipes)

Une petite abeille sauvage rayée de gris clair : l’Andrène à pattes jaunes. Deux générations annuelles se succèdent au jardin.

Andrène à pattes jaunes (Andrena flavipes)Guère plus d’un centimètre ! L’Andrène à pattes jaunes (Andrena flavipes) est une des abeilles sauvages les plus petites et les plus précoces du jardin. Avec deux fleurs de prédilection : le pissenlit et la pâquerette. La femelle s’y charge de pollen, notamment sur les brosses jaune-orangé de ses tibias arrière.

Alors que le thorax bien noir s’illumine à peine d’une pilosité brun clair, c’est surtout l’abdomen qui retient l’attention. D’étroites bandes blanc cassé s’y détachent en effet sur un fond noir bien franc.

Solitaire et terricole, l’Andrène à pattes jaunes apparaît ordinairement dès le mois de mars. Cette année, malgré les crues à répétition, c’est l’abondance ! Faute de gelées hivernales, les fleurs sauvages envahissent ainsi prairies comme jardins. Et les arbres fruitiers piaffent déjà d’impatience. Ce n’est pas forcément bon signe.

Sources :

Deux génération annuelles pour l’Andrène à pattes jaunes : l’une printanière, très précoce, ici début mars 2020 sur une inflorescence de pâquerette…

À ne pas confondre avec l’Andrène fulvago aux brosses arrière jaune orangé.

Quelques autres andrènes du jardin. L’Andrène agile (Andrena agilissima) et ses reflets bleu violacé….

… l’Andrène cul-rouille, bien reconnaissable à l’abondante fourrure rousse du thorax mais surtout à la touffe de poils roux en pointe de l’abdomen…

… et l’Andrène cendrée  (Andrena cineraria) : deux larges bandes thoraciques grises sur fond noir, avec un toupet assorti au front. Et un abdomen noire, luisant, aux reflets légèrement bleutés.

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