L’été de la phacélie

Bourdon des prés sur fleurs de Phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Superbe feuillage, généreuse floraison : la phacélie est bien plus d’un simple engrais vert. Cet été, elle se mêle aux légumes et aux fleurs du jardin.

Epis scorpioïdes de la phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.Semée en automne, la phacélie a couvert une large partie du jardin pendant la mauvaise saison. Coupée en fin d’hiver puis incorporée aux planches avec le terreau de feuilles mortes de l’an passé, elle apporte actuellement son énergie aux premières plantations. Et aux premiers semis.

Aurore mâle sur fleurs de phacélie / un jardin dans le Marais poitevin.Une petite planche subsiste. Pour le plaisir de son dense feuillage souvent pointé de pourpre. De sa floraison surtout. Mauves veinées de violet, très parfumées, les corolles s’épanouissent une à une. Le temps pour ses épis, en crosses serrées, de se dérouler et se redresser. Emerge alors une petite forêt d’étamines et de styles, largement débordants, également mauve-violacé. Au bon vouloir des pollinisateurs.

Ce sera un crève-coeur, bientôt, de tout broyer pour « récupérer » la planche. Mais il n’est évidemment pas trop tard pour un nouveau semis. Puisque la phacélie n’est pas seulement un engrais vert. Belle, tout simplement.

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Quelques commensaux de la phacélie

Le superbe Machaon, fidèle au jardin depuis le début du printemps.

Anthophore plumeuse en approche de la phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les abeilles sauvages particulièrement apprécient le nectar de la phécélie. Ici la petite Anthophore plumeuse.

Mi-avril 2020. Flirt d’andrènes, avec la complicité de la phacélie. Dans l’intimité d’une forêt d’étamines bleu-violacé.

La génération estivale du discret Point de Hongrie (mi août 2021).

Dans la série des « petits bleus » du jardin, l’Azuré commun… (mi août 2021).

… l’Argus brun, alias le Collier de corail… (mi août 2021).

… et l’Azuré des Nerpruns. (mi août 2021).

Le Bourdon des champs parmi les commensaux les plus assidus de la phacélie…. (mi août 2021).

… avec le Bourdon des pierres (mi août 2021).

Sans oublier le Bourdon terrestre, ici tout poudré de pollen après une visite à l’hibiscus (mi août 2021).

Une petite infidélité à la Sauge toute-bonne pour l’abeille charpentière (Fin août 2021).

La Piéride de la rave et ses jolis yeux verts mouchetés (Fin août 2021).

Le Myrtil, parmi les fidèles butineurs du jardin, en une seule génération, depuis le mois de mai jusqu’à la fin octobre.(Fin août 2021).

La Scolie hirsute, une grosse guêpe noire, parfaitement inoffensive, facile à repérer avec ses deux larges bandes jaunes abdominales (Fin août 2021).

Quand la Thomise variable, alias l’araignée crabe, surgit de nulle part, c’est trop tard ici pour l’abeille domestique (Fin août 2021).

Jusqu’en automne…

Fin septembre 2021. La petite Rhingie champêtre et son drôle de « nez ».

Début octobre 2021. Qu’il pleuve, qu’il vente, le Bourdon des champs est toujours sur le pont !

Début octobre 2021. Le Syrphe ceinturé, Bern vol stationnaire, à l’approche des petits anthères violacés.

Début octobre 2021. La petite Hespérie des potentilles attend le retour du soleil.

Début octobre 2021. Le petit Azuré porte-queue a perdu ses attributs.

Mi octobre 2021. Profiter du soleil jusqu’au couchant avec l’Argus bleu femelle.

Mi octobre 2021. Un peu de réconfort sucré pour ce Vulcain aux ailes « fatiguées ».