
Elle ne s’éloigne jamais très loin et n’est guère farouche. La Piéride de la moutarde laisse assez facilement admirer ses yeux gris bleu !

Envergure maxi : 24 mm. Visible de mai à août.
Un papillon blanc. Une Piéride. Oui mais laquelle ? Ni celle du chou ou du navet. Elle est bien trop petite. Guère plus de deux centimètres d’envergure. Avers des ailes, abdomen, pilosité de la tête : la Piéride de la moutarde (Leptidea sinapis) est blanche jusqu’au bout des pattes !
Trois exceptions cependant. D’abord le revers des ailes. De larges lignes grisées y forment un discret réseau, comme estompé, à peine perceptible sous le soleil. Ensuite les antennes. En forme de massue, on croirait leur pointe incandescente, brune puis roux orangé. Enfin les yeux ! Si ceux de la petite Aurore sont verts, ceux-ci n’en sont pas moins attendrissants. D’un étonnant gris-bleu. Constellés de petits points plus sombres.
La Piéride de la moutarde affectionne les pieds de haie et les prés refermés du marais. Elle y butine notamment le Grémil pourpre bleu. En attendant la Moutarde noire qui ne devrait plus tarder à fleurir.

Deux à trois générations se succèdent en mai-juin puis juillet-août. Les chenilles se développent sur diverses légumineuses. La dernière génération passe l’hiver à l’état de chrysalide.

Une silhouette gracile sur un bouton d’oeillet d’Inde. La Piéride de la moutarde visite régulièrement le jardin de son vol lent et bas.
En savoir plus
- Jean-Pierre Moussus, Thibault Lorin et Alan Cooper, 2022, Guide pratique des papillons de jour, Delachaux et Niestlé.
- La Piéride de la moutarde avec les Carnets nature de Jessica
- Leptidea sinapis avec la galerie du site insecte.org
- La famille des piérides avec le site aramel.free.fr
Photos JF Irastorza