Le Compagnon blanc

Le Compagnon blanc, fleur mâle, étamines à peine visibles à l'entrée du tube nectarifère / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Compagnon blanc ne compte guère sur les pollinisateurs habituels. C’est à la tombée du jour qu’il sort le grand jeu. Pour les papillons de nuit.

Compagnon blanc au pied d'une haie / Un jardin dans le Marais poitevin.Cinq pétales blancs échancrés à la manière de la Stellaire holostée. Si elle n’a pas la prestance de sa voisine des haies, le Silène latifolia – alias le Compagnon blanc – a une sexualité autrement plus complexe !

Il est vrai qu’étamines et styles ne cohabitent pas. Fleurs mâles et femelles doivent ainsi impérativement s’en remettre aux pollinisateurs.

Ce handicap étant, la belle ne prend aucun risque face à la concurrence. Elle sait bien qu’elle ne fait guère le poids sous le soleil. Malgré la délicate collerette marquant l’entrée du tube nectarifère. Elle Compagnon blanc, fleur femelle avec styles émergeant du tube nectarifère / Un jardin dans le Marais poitevin.attend donc le crépuscule pour s’épanouir pleinement et commencer sa production de nectar. Mais également d’enivrant parfum. L’arme suprême pour attirer les papillons de nuit ! 

La fructification du Compagnon blanc est bien connue des enfants : des petites capsules brunes bordées d’une couronne dentelée. Et bourrées de graines. Au choix : des maracas miniatures ou des sifflets du plus bel effet. Avec un peu d’entraînement bien-sûr.

Fruit du Compagnon blanc, petite capsule dentée / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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