Le Gastéruption à javelot

Aussi redoutable qu’apparemment fragile : le Gastéruption à javelot parasite les abeilles sauvages. Avec pareille tarière, aucun nid ne lui résiste !

Dans la grande famille des Ichneumons, je demande… Celui-ci butine une inflorescence d’achillée. Il n’est pas bien gros. Plutôt filiforme et long. Très long. C’est évidemment la tarière de la femelle qui en accentue l’impression. Et comme pour mieux souligner la démesure, une tache blanche en marque la pointe.

À l’opposé, sur une dominante noire luisante, l’abdomen est en partie taché de rouge. Souvent dressé, il émerge haut à l’arrière du thorax. D’où cette silhouette caractéristique qui lui vaut son nom imagé : le Gastéruption à javelot (Gastéruption jaculator).

Las ! Si nombre d’Ichneumons traquent chenilles et larves de ravageurs pour installer leur progéniture, la cible ici fait moins l’unanimité des jardiniers : les abeilles sauvages ! La longue tarière a ainsi raison des nids les plus profonds et les mieux calfeutrés. Un oeuf par nid. Au plus près du couvain. Chaque intrus dévorera ses concurrents et se développera au dépens de leur garde-manger. C’est aussi ça la biodiversité !

Sources : 

Sur une inflorescence d’achillée, en compagnie d’un Lepture fauve. La comparaison entre les deux amateurs de pollen renforce le côté filiforme du Gastéruption à javelot.

 

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