Le Graphosome italien

Graphosome italien (Graphosoma italicum), alias l’Arlequin.

Quasi grégaire tout l’été, le Graphosome italien fait l’apprentissage des mauvais jours et de la solitude. Jusqu’au retour des grandes ombellifères.

Graphosome italien (Graphosoma italicum), alias l’Arlequin.Le temps est déjà loin des exubérantes berces, ciguës et autres carottes sauvages… Finis l’abondance, les accouplements puis les grandes fratries au bord des haies. Avec l’automne, le Graphosome italien (Graphosoma italicum), alias l’Arlequin, est désormais plutôt solitaire. 

Graphosome italien (Graphosoma italicum), alias l’Arlequin.On ne l’a pas vu au jardin de tout l’été. Et le voilà qui y promène son costume rayé, un peu comme une âme en peine.

Deux bandes noires en V sur le fond rouge de la tête. Six sur le corselet. Quatre sur le large écusson couvrant ailes et abdomen dont la bordure saillante alterne également rouge et noir. Est-ce cette pimpante livrée qui lui vaut davantage de sympathie que les autres punaises ?

Il n’en a pas moins la même arme redoutable pour dissuader prédateurs et importuns. L’odeur ! Et son rostre est tout aussi efficace pour piquer les végétaux et en siphonner la sève… Mais il est vrai que potager et verger ne sont pas vraiment sa tasse de thé. Il semble y passer ici sans conviction. Avec la nostalgie sans doute des grandes ombellifères sauvages. Et du temps béni où leurs graines juste formées étaient encore juteuses. L’hiver sera long.

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En avril sur ombelle de ciguë. Bientôt les premiers rassemblements du printemps. Les grandes ombelles seront alors le théâtre des accouplements puis de l’émergence des fratries. Les jeunes Arlequins y resteront tant qu’il y aura des graines à siphonner. Avant la dispersion automnale.

 

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