La Mouche de Saint-Marc

La Mouche de Saint-Mars sur feuille de rosier.

La Mouche de Saint-Marc volète en avril-mai sur les prairies humides, au bord des canaux du marais. Pourvu qu’elle ne ponde pas au jardin !

La Mouche de Saint-Mars sur feuille de rosier.

Un appât efficace ! Les pêcheurs connaissent bien la Mouche de Saint-Marc dont raffolent les truites. Les jardiniers apprécient beaucoup moins ses larves terricoles friandes de racines…

Simple question de calendrier. La Mouche de Saint-Marc (Bibio marci) doit son nom à la date approximative de son émergence printanière. Vers le 25 avril donc. Elle fréquente les milieux plutôt humides, bois et prairies mais aussi les jardins.

On la reconnait sans peine. Notamment à son vol maladroit. Une mouche mollassonne au look sans pareil. Entièrement noire, velue, le thorax proéminent, avec des ailes fumées et de gros yeux rapprochés comme ici chez les mâles. Plus petits et disjoints chez la femelle.

Terricoles, ses larves apprécient les sols riches en matières organiques. Grégaires, elles peuvent causer des dégâts sur les racines du potager. C’est le revers des apports réguliers de fumier que la femelle à tôt fait de repérer pour installer sa progéniture.

À ne pas confondre avec l’Empis marqueté (Empis tessellata) : si la silhouette bossue est comparable, la dominante est plus grisâtre, avec un thorax rayé, des yeux rouges et des reflets roux aux ailes. C’est surtout un précieux auxiliaire, butineur autant que grand consommateur d’insectes. Notamment de moustiques.

Sources :

Surtout comme ici à contre jour, sur une ombelle de Cerfeuil sauvage, l’Empis marqueté ressemble un peu à la Mouche de Saint-Marc. À noter cependant la naissance orangée des ailes et le thorax bleuté rayé de gris.

Le Géophile, précieux auxiliaire au potager / Un jardin dans le Marais poitevin

On peut toujours compter sur le Géophile, précieux mille-pattes, pour faire sous terre la chasse aux larves de la Mouche de Saint-Marc !

 

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