La Violette odorante

Violette / Un jardin dans le Marais poitevin.

On l’attend chaque année avec impatience. Si la violette ne fait pas le printemps, c’est une des premiers signes revigorants au coeur de l’hiver…

Violette / Un jardin dans le Marais poitevin.Pluie, vent et grêle… La violette odorante (Viola odorata) a bien du mérite sous la bourrasque de ce début février. Allez donc garder la mise de vos cinq pétales par un temps pareil !

Heureusement, le pédoncule est assez ferme pour maintenir chaque fleur bien dressée au dessus du tapis de petites feuilles en coeur. Fortement coudé, il préserve du même coup le bon positionnement de l’éperon arrière et du large pétale inférieur qui commande l’entrée de la corolle.

Voilà une belle piste d’atterrissage ! Comme chez la pensée, des stries foncées y guident les pollinisateurs vers le Saint des saints que protègent les barbillons blancs des pétales latéraux. Même si, en cette saison, il y a plus de petites limaces que de butineurs dans l’herbe rase du jardin ! 

Le parfum ? Aussi sublime qu’inaccessible. Sauf à se mettre à quatre pattes. On ne va quand même pas cueillir les rares fleurs de l’hiver !

Violette / Un jardin dans le Marais poitevin.

Février 2021. Une pluie interminable, un brusque mais bref coup de froid : malgré tout, la discrète annonciatrice du printemps n’a jamais été aussi généreuse. L’occasion est belle de réaliser quelques boutures.

Un peu comme avec les fraisiers, il suffit de sélectionner les rampants les plus vigoureux.

Encore rattachés au pied-mère par un fin stolon, ils sont déjà bien enracinés. Confortablement installés dans un godet à demi enterré, avec un mélange terre-terreau, ils attendront quelques semaines avant d’être transplantés. Il sera alors temps de couper leur cordon ombilical !

 

Please follow and like us: