D’un été à l’autre ! Un seul passage de relais annuel, en juillet-août, pour le Citron. Une longévité record.

Envergure maxi : 60 mm. Visible de février novembre.
La vieille garde lâche prise progressivement depuis le début d’été. Après avoir traverser quatre saisons. Sacré exploit. Le Citron (Goneptryx rhamni) est en effet un des rares papillons à vivre une année complète en une seule génération. Mais tout a une fin. Le Citron nouveau vient donc d’arriver !
Fin juillet, début août. Au bord des fossés du marais, la salicaine et la Menthe aquatique lui font bon accueil. Il s’y repaît longuement de nectar, les ailes toujours refermées. L’exception confirmant la règle, elles sont ici légèrement entrouvertes, laissant (un peu) entrevoir leur avers jaune vif pointé d’orange.
Le revers est moins voyant. Jaune vert, fortement nervuré, avec une découpe évoquant une feuille, il pousse le mimétisme jusqu’à présenter des taches roussâtres, à la manière de quelque maladie foliaire.
Camouflage aidant, le Citron a intérêt à se ménager, avec la faculté de se mettre « en pause » en cas de trop forte canicule puis, bien-sûr, pendant l’hiver. Car il ne s’accouplera qu’au printemps prochain pour passer le relai au milieu de l’été. Sacré bail !

Spectaculaire en vol, le Citron est souvent beaucoup plus discret dès qu’il se pose. Une manière toute personnelle de se fondre dans la végétation.
Les quatre saisons du Citron : au sortir de l’hiver

On dit que la Citron ne dort que d’une oeil ! À vrai dire, il sécrète une sorte des substance « anti gel » qui lui permet de faire face aux rigueurs de l’hiver, sans véritablement se calfeutrer comme peut le faire le Paon-du-jour. Dès lors, aux premiers beaux jours de janvier-février : reprise des vadrouilles et bains de soleil revigorants au pied d’une haie du jardin.

Début mars. Heureusement, quand tout semble endormis par ailleurs, on peut toujours compter sur les pissenlits !
Le printemps

Mi-juin. Très pâle sous le soleil, Madame butine les petites fleurs mauves de la Brunelle sauvage.

Mi-juin. La face dorsale de Madame est très claire, blanc verdâtre. Le cliché n’est pas d’une grande netteté mais c’est si rare de saisir le Citron les ailes grandes ouvertes !

Fin mai. Sur une inflorescence de Scabieuse.

Mi juin. Première marguerite pour Madame…
L’été

Fin juin. Sur la généreuse Verveine de Buenos Aires.

Fin juin. Une valeur sûre tout l’été ou presque : les hauts épis de la salicaire.

Fin juillet. Sur une inflorescence de cardère.

Début juillet. Sur un capitule de Cirse commun.
L’automne

Mi septembre. Le jaune citron transparaît un peu dans le contre-jour.

Début octobre. Feuilles parmi les feuilles, plus que jamais !
En savoir plus :
- Moussus, Lorin et Cooper, 2022, Guide pratique des papillons de jour, Delachaux et Niestlé.
- Le Citron avec le site insectes-net.fr
Photos JF Irastorza
