
L’Éristale opiniâtre n’est pas seulement précieux pour ses qualités de butineur. Ses larves participent aussi à l’assainissement des eaux stagnantes.
Dans une dominante brun foncé, rehaussée de deux taches triangulaires orangées à l’avant de l’abdomen, l’Éristale opiniâtre (Eristalis pertinax) se donne des allures d’abeille.
Les reflets roussâtres du thorax velu se diffusent sur le fin duvet de l’abdomen conique et sur les ailes légèrement fumées. Seuls les tarses des pattes avant et médianes se distinguent par leur couleur jaune orangé. Voilà d’ailleurs un des détails les plus caractéristiques pour le distinguer de son très proche cousin, l’Éristale tenace.
Délicat lorsqu’il butine, l’Éristale opiniâtre l’est un peu moins pour l’installation de ses larves. Comme toutes les Éristales, il pond en effet dans les eaux stagnantes les plus « chargées ». Et même dans le purin. Il contribue du même coup à leur épuration. Les fameux « vers à queue de rat » (ladite queue leur permet de respirer à la manière d’un tuba) s’y nourrissent en effet des matières organiques en décomposition. Aussi utile que peu ragoutant !


Les marques triangulaire jaune orangé dessinent un sablier sur le deuxième segment abdominal.
Un cousin tenace

L’Éristale tenace, : face claire et tarses avant et médians sombres, en automne sur une inflorescence de lierre.
En savoir plus :
- Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
- Les syrphes avec la revue Insectes, Office pour les insectes et leurs environnement (OPIE)
- La famille des syrphes avec le site aramel.free.fr
Photos JF Irastorza