Mouches prédatrices du jardin

Asile frelon siphonnant une tipule.

Voici quelques mouches prédatrices qui, au-delà de leurs larves, participent à la régulation des insectes ravageurs.

Larve de syrphe sur une colonie de pucerons.

D’une manière générale, les mouches sont de paisibles butineuses, friandes de pollen et de nectar. Cela dit, certaines de leurs larves sont réputées pour leur voracité carnassière. Celles des syrphes par exemple, siphoneuses de pucerons.

La Mouche à damier est amatrice de nectar. ce sont ses larves qui se développent sur la viande

Et la Mouche à damier (Sarcophaga carnaria) doit son nom latin comme son sobriquet, la Mouche à viande, à la pitance de ses asticots : la femelle pond sur les charognes, les restes alimentaires et mêmes les plaies de bétail blessé. D’autres mouches dites sarcophages font de même comme la Lucilie soyeuse et diverses mouches dites vertes ou bleues.

Quant aux larves de la Rhingie champêtre ou de la Mésembrine, elles chassent les vers coprophages dans les bouses de vaches !

Pollénie du lombric sur inflorescence du lierre.

Le régime alimentaire des larves de la Pollénie du lombric est très spécialisé !

Assez rares sont finalement les Mouches qui, devenues adultes, chassent au jardin et participent ainsi à la régulation des espèces dites ravageuses.

Mais quant elles s’y mettent, souvent avec le physique de l’emploi, aussi vives que boulimiques, elles n’y vont pas par quatre chemins !

Les mouches carnassières

L’Asile frelon est doté d’un solide rostre pour perforer ses proies.

Empis marqueté sur inflorescence d'érable champêtre.

Un peu de nectar d’Érable champêtre pour l’Empis marqueté qui dévore à l’occasion les insectes de rencontre…

Le Tolmerus atricapillis : une mouche dite « à moustaches », allusion à sa dense pilosité protectrice faciale.

Noir, bossu, solide rostre : l’Empis ciliata chasse notamment pour faire des offrandes à ses conquêtes…

Leptis pointillé mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Leptis pointillé prêt à bondir !

Coenosia tigrina sur feuille de Bident feuillé.

La Mouche tigresse à l’affût.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

Photos JF Irastorza 

 


D’autres articles à propos des mouches du jardin :


 

L’Empis ciliata

Noir, bossu, solide rostre : l’Empis ciliata chasse notamment pour faire des offrandes à ses conquêtes…

Taille maxi : 13 mm. Visible de mai à juillet.

Il est connu comme un des redoutables prédateurs de la Mouche de Saint-Marc, alias la mouche dite « des pêcheurs » au printemps. L’Empis ciliata présente un court et solide rostre pour tuer sans ambages ses proies. Pas forcément pour sa consommation personnelle d’ailleurs.

Il réserve ainsi ses plus belles prises pour les offrir aux belles de rencontre : si elles acceptent et boulotent le cadeau, l’affaire est bien engagée !

Prise au piège des puissantes pattes, la Mouche de Saint-Marc sera offerte en offrande nuptiale.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • L’Empis ciliata avec le site aramel.free.fr

Photos JF Irastorza 

 

Le Tolmerus atricapillis

Le Tolmerus atricapillis

Taille maxi : 18 mm. Visible de juin à octobre.

Long adndomen cylindrique, thorax massif, ailes fumées repliées : Tolmerus atricapillis présente une dominante grise, avec des pattes noires marquées d’orange et de grands yeux brun bordeaux. Comme son cousin l’Asile frelon, il fait partie des mouches dites « à moustaches », allusion à une pilosité faciale, sorte de protection contre les mouvements brusques des proies au moment de la capture.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • Le Tolmerus atricapillis avec les Carnets nature de Jessica

Photos JF Irastorza