Annuelle la bourrache ?

Annuelle la bourrache ? Ici avec une jeune reine du Bourdon des prés.

En théorie annuelle, la bourrache qui fleurit actuellement au jardin a commencé sa pousse l’an dernier. Le réchauffement climatique est passé par là !

Annuelle la bourrache ? Ici avec l'Anthophore plumeuse.À proprement parler, la bourrache est une plante annuelle. Évidemment. Encore que… Voilà tout juste un an, quelques vieilles carcasses avaient passé l’hiver sans trop d’encombre pour ramifier à nouveau et refleurir dès début mars. Avant même que l’habituel semi naturel ne lève ! Une aubaine pour les premiers butineurs du jardin.

Belle variante cette année après un automne puis un hiver particulièrement favorables. Ainsi, quelques graines de l’été ont pu lever en novembre et se maintenir à l’état de rosette sans souffrir du gel. Il est vrai qu’en décembre un sérieux éclaircissage avait sélectionné les plans les plus vigoureux.

Ils n’auront donc pas attendu le printemps pour élancer leurs solides hampes. Et fleurir. À point pour la jeune reine du Bourdon des prés qui, déjà, les pattes arrière chargées de pollen, s’affaire à l’approvisionnement de sa colonie naissante.

Tout juste émergées, l’imposante Abeille charpentière et la petite Anthophore plumeuse profitent également de cette nouvelle manne. Alors qu’ici et là le semi naturel commence à pointer. Pour un peu, on le croirait en retard ! Décidément, la bourrache ne manquera pas cette année. 

Annuelle la Bourrache ? Ici avec l'Abeille charpentière.

On introduit la bourrache une seule fois au jardin. On peut ensuite compter sur le très généreux semi naturel. Le plus souvent en deux vagues successives. L’une en fin de printemps, l’autre en fin d’été. Et les graines de cette seconde tournée restent généralement en terre tout l’hiver pour germer en mars-avril. Sauf si automne et hiver trop doux en décident autrement…

Quand les graines germent à l’automne, que les larges rosettes gaufrées ne gèlent pas et restent dans les starting-blocks jusqu’au printemps suivant… Voilà presqu’une plante bisannuelle ! Faute de véritable hiver. Faut-il vraiment s’en réjouir ?

Mi-novembre 2023. Après les semis spontanés de fin d’été, certains jeunes pieds de bourrache semblent attendre sagement le passage de l’hiver avant de prendre leur élan. Plus impatients, quelques-uns hasardent une généreuse floraison automnale. Tant mieux pour le Bourdon des champs !

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Engrais vert et premiers butineurs

Premiers butineurs et Moutarde blanche.

Fin février. Le jardin s’éveille. Sa chronique également ! Ainsi, après le couvert hivernal du potager, la Moutarde blanche accueille les premiers butineurs.

Premiers butineurs et Moutarde blanche.Le thermomètre passe désormais régulièrement les 10°. Du moins l’après-midi. Mais il ne suffit pas que le soleil prenne des allures printanières. Encore faut-il pouvoir se gorger le jabot de nectar. Et charger ses pattes de pollen ! Or, les pâquerettes sont encore timides et les pissenlits tardent un peu. 

Certes, ici et là, Lamier pourpre, Mouron des oiseaux, Véronique de Perse et Cardamine hérissée font ce qu’ils peuvent. Le Romarin aussi. Mais, pour que (bientôt) la cohorte des abeilles, des bourdons, des syrphes et des papillons trouve et apprécie le chemin du jardin, mieux vaut qu’un solide comité d’accueil se mette très tôt en place. C’est une des fonctions de l’engrais vert semé à l’automne. Encore vigoureux au sortir d’un hiver relativement clément, le voilà qui fleurit en abondance. Qu’on se le dise !

Premiers butineurs et Moutarde blanche.

Le gel a épargné le dense feuillage polylobé et denté cette année. Passée la floraison, la moutarde blanche sera fauchée et broyée pour être intégrée au sol, en préparation des plantations et des semis du printemps.

C’était en août dernier. Car la Moutarde blanche (Sinapis alba), n’est pas réservée à la pause hivernale. Butinée ici par un Syrphe ceinturé, elle peut également être l’occasion d’un peu de répit pour la terre entre deux cultures potagères. La vigoureuse crucifère décompacte, assainit et nourrit en effet le sol. Tout en le protégeant du lessivage des pluies l’orage et du développement spontané des adventices.

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La culture des engrais verts avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Piquets et tuteurs au sec

Pourquoi attendre ? Brossés et badigeonnés de bouillie bordelaise, piquets et tuteurs passeront l’hiver à l’abri. Même si quelques-uns paraissent bien fatigués…

Piquets et tuteurs au sec / Un jardin dans le Marais poitevin.

Piquets et tuteurs parés pour les plantations du prochain printemps.

Le mildiou du printemps n’est qu’un mauvais souvenir. Ses récidives de l’été aussi. Au bout du compte, les attaques à répétitions n’ont pas trop contrarié une excellente récolte. En quantité comme en durée. Des tomates de la mi-mai jusqu’à la fin novembre, on en redemande !

Mais les premières gelées ont brusquement tourné la page. Reste qu’il fait encore doux l’après-midi. Mieux vaut faire place nette. Avant un couvert hivernal de feuilles mortes. C’est l’occasion de nettoyer les piquets avant de les entreposer dans le cabanon. Brosse métallique, bouillie bordelaise, séchage au soleil : les voilà prêts pour le printemps prochain.

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les tuteurs des dahlias, des glaïeuls et des vivaces seront également mieux au sec. Et pourquoi ne pas profiter de l’élan pour faire provision à deux pas de là, dans la bambouseraie qui s’est ensauvagée au bord du halage ? Le moment venu, on n’a jamais trop de tuteurs !

Conseils pour le traitement bio du mildiou avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Les premières gelées ont brusquement tourné la page des tomates / Un jardin dans le Marais poitevin.

Il faut se faire une raison : mi-novembre, les tomates, c’est finit !

Un usage inattendu des piquets de tomates : une inépuisable réserve de fibres de bois pour la guêpe commune !

Les tiges de bambou font d’excellents tuteurs et accueillent le nid de nombreux insectes. Ici l’Isodonte mexicaine y enfourne une sauterelle pour nourrir ses larves.

Jamais trop de tuteurs et piquets en tous genres au jardin. Notamment pour accueillir les pauses ou les affûts des libellules !