Le Verdier d’Europe

Verdier, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Vert, sans doute, mais jamais franc. Le Verdier tire plutôt vers le gris et l’olive. Et c’est surtout le jaune qui le rend si lumineux.

Verdier, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 28 cm. Nidification d’avril à juillet.

La mangeoire ne l’intéresse guère. Pas même les graines tombées au sol. Il laisse tout cela aux mésanges et aux pinsons. Il a sa fierté le Verdier. Les graines, il préfère les trouver par lui-même. Il arpente ainsi le potager et les allées en petite bande. Et son solide bec n’a pas l’air de s’en plaindre.

Difficile alors de distinguer son plumage vert olive dans ces pérégrinations au raz du sol. Et c’est finalement à la buvette du jardin qu’il se laisse plus aisément admirer. Lorsqu’il se rengorge entre deux lampées au bord de la petite mare.

Les nuances de gris le dispute au dégradé d’un jaune délavé, plus lumineux sur le ventre, la queue et au bord des ailes. Le Verdier femelle est moins ostentatoire. Le gris et le vert olive l’emportent partout. C’est à peine si le croupion verdâtre se distingue au repos. Seul l’éclat jaune vif de la lisière des ailes rappelle son fanfaron de compagnon.

En savoir plus : 

  • Le Verdier avec oiseaux.net
  • Le Verdier d’Europe avec le site de la LPO

Photos JF Irastorza

 

Le Roitelet triple-bandeau

Roitelet triple-bandeau / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Roitelet triple-bandeau tient son quartier général dans un grand conifère à l’entrée du jardin.

Roitelet triple-bandeau / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 16 cm. Nidification d’avril à juillet (deux couvées).

Avec le Troglodyte mignon, c’est assurément l’un des plus petits oiseaux du jardin. Les va-et-vient du Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapilla) sont tout aussi discrets. Mais, dans ses vols furtifs comme dans ses actives inspections, il est assez vite trahi par un plumage beaucoup plus lumineux.

Un bandana tricolore au front, on dirait un lutin renfrogné paré pour un match de rugby ! Madame a choisi le jaune vif pour troisième couleur au sommet du crâne. Et Monsieur un flamboyant orange. Pour le reste, l’uniforme est rigoureusement identique. Dessous blanc-cassé, dessus vert teinté de jaune-orangé, sourcils noirs et petite tache blanche sous l’oeil. 

Le Roitelet triple-bandeau a ses habitudes dans le grand conifère à l’entrée du potager. Toujours mouvement, dans toutes les positions, il y traque inlassablement les insectes, plutôt dans les branches basses.

Roitelet triple-bandeau / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une houpette orangée pour le mâle, jaune vif pour la femelle.

En savoir plus : 

Photos JF Irastorza

 

Le Geai des chênes

Geai des chênes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Aussi discret et craintif qu’il a le chant criard, le Geai des chênes ne se hasarde pas au jardin à la légère. La voie est-elle libre ?

Geai des chênes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 58 cm . Ponte d’avril à juin.

Le territoire du Geai des chênes est plutôt vaste, entre prairies, peupleraies et bosquets autour du potager. A vrai dire, on l’entend plus qu’on ne le voit. De grands cris rauques, lancés du haut d’un peuplier ou d’un frêne.

Lorsqu’il vient au jardin, son travail d’approche est méthodique. Passant d’un arbre à l’autre, sur le qui-vive, il scrute chaque recoin.  Pinsons et mésanges s’éclipsent à son approche.

Posté enfin sur une branche basse, il reste quelques instants aux aguets. Large moustache noire, dos brun rosé, poitrail beige roussâtre, croupion blanc. Même au repos, il se distingue par les bandes bleu électrique de ses ailes. Comme une marque de fabrique.

La petite huppe noire et blanche du Geai des chêne se dresse au moindre soupçon. Non, décidément, il y a quelque chose qui cloche ce matin. Mieux vaut remettre la visite à plus tard. Et le voilà reparti. Courageux mais pas téméraire.

Geai des chênes / Un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus : 

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé
  • Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Le Geai des chênes avec oiseaux.net

Photos JF Irastorza