La canicule des canetons Colvert

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.

Nés voilà quelques jours, les canetons Colvert n’ont finalement connu que la canicule. Allez donc leur faire comprendre qu’il vaut mieux s’en préserver !

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.Le nid est à fleur d’eau. Dans le secret d’une grosse touffe d’Iris faux acore. À l’ombre d’un frêne. On imagine ce qu’il faut d’autorité pour y contenir pareille marmaille tout le jour durant. Un soleil écrasant. Une chaleur à ne pas mettre ses canetons dehors !

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.Il faut attendre presque la nuit tombée pour que ce petit monde se jette à l’eau. Sans retenue. Passer d’un banc de nénuphar à l’autre. Y barboter en se disputant graines, insectes et larves en tous genres. La belle vie !

La fête reprend le lendemain, dès l’aube, sur l’eau verte de la Sèvre niortaise. Deux ou trois heures de chamaillerie dans une relative fraicheur. Boire, s’amuser, gloutonner. Jusqu’à ce que la cane y mette le holà. Non sans peine. Mais le soleil est maintenant trop brûlant. Même les insectes se mettent à couvert. Il est temps de retrouver le nid. Un, deux trois, quatre… neuf : ils sont tous là. Vivement que les canetons Colvert découvrent la pluie. L’apprentissage sera plus reposant !

En savoir plus sur le Colvert avec le site oiseau-libre.net

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.

 

 

 

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Les enclumes des musiciennes

Grive musicienne décortiquant un escargot / Un jardin dans le marais poitevin.

Quelques grands coups secs contre une pierre pour fracasser la coquille des escargots. Les grives musiciennes n’y vont pas avec des pincettes !

L’an passé, elles avaient surtout utilisé un gros caillou, à l’abri des regards, derrière les grandes touffes d’artichaut. Les grives musiciennes sont moins cachotières cette année. Il est vrai qu’à l’occasion du réaménagement de la petite mare, la bordure de pierres plates a (provisoirement) perdu son couvert de lierre. Voilà autant d’enclumes certes moins discrètes mais si pratiques pour décortiquer les escargots ! 

Il y avait deux nichées au début du printemps dans les haies du jardin. Tout ce petit monde s’en donne à coeur joie depuis quelque temps avec les averses quasi quotidiennes. Pas besoin d’aller fouiller les broussailles pour déloger petits gris et consorts. Ils courent partout au potager.

Bien-sûr, pour varier les plaisirs, cerises et fraises sont aussi au menu de la petite troupe de musiciennes. On leur pardonne volontiers. Avec leur oeil exercé et leur solide appétit, les plants de salades n’ont rien à craindre des escargots !

Sources : 

Grive musicienne décortiquant un escargot / Un jardin dans le marais poitevin.

L’an dernier, la Grive musicienne avait établi un de ses “ateliers” à l’abri des regards, derrière les touffes d’artichauts où quelques cailloux lui servaient d’enclumes.

 

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L’apprentissage du merleau

L'apprentissage du merleau.Leçon numéro un : faire voler les feuilles mortes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Pas de Tanguy chez les merles ! A peine sorti du nid, l’apprentissage du merleau commence. Car les vers ne tombent pas du ciel.

L'apprentissage du merleau. Leçon n° 2 : les vers, ce sera bientôt chacun pour soi ! / Un jardin dans le Marais poitevin.La becquée tranquille au creux du nid, c’est fini ! Dans quelques jours, il faudra se débrouiller seul. En attendant, séance d’apprentissage ce matin pour un des rejetons. C’est le merle qui s’y colle.L'apprentissage du merleau. Leçon n° 3 : un petit dernier et c'est toi qui va chercher le prochain ! / Un jardin dans le Marais poitevin.

Pour commencer, la leçon va au plus facile. Les platebandes du jardin. Il suffit de faire voler les feuilles mortes pour déloger vers et insectes. Le petit regarde attentivement sans vraiment comprendre ce qu’on attend de lui. Dès qu’un ver apparaît, il le réclame à grands cris. Bon prince, le merle le lui donne. Une, deux, trois fois… Mais il se lasse vite. Alors, sous les yeux interloqués du merleau, il engloutit la gourmandise. A toi de jouer !

Le petit se lance, comme pour jouer, encouragé par les sautillements frénétiques du merle. Victoire ! Allez, encore, encore… Mais brusquement, sans crier gare, le merle s’envole. Tout penaud, l’apprenti en reste figé. L’apprentissage du merleau, c’est aussi celui de la solitude… Elle ne durera que quelques minutes. Bon, c’est assez pour aujourd’hui. On reprendra demain.

En savoir plus sur le merle avec le site oiseaux.net

L'apprentissage du merleau, c'est aussi l'apprentissage de la solitude / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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