L’Épistrophe élégant

Épistrophe élégant sur feuille de cassis-fleur.

Une très jolie petite mouche. Cousin des syrphes, l’Épistrophe élégant scintille sous les premiers rayons de soleil du printemps.

On pourrait croire à une Éristale miniature. En raison notamment d’un abdomen noir marqué, sur le deuxième segment, de larges taches jaune orangé plus ou moins triangulaires. La comparaison s’arrête là. De moindre envergure (1 cm tout au plus), l’Épistrophe élégant (Épistrophe eligans) évoque plutôt l’allure précieuse et brillante d’un petit bijou.  

La demi-lune dorée du stecullum donne le ton, rehaussant le bronze joliment patiné du thorax. Ailes et pattes sont à l’unisson alors qu’un anneau d’or cercle le troisième segment de l’abdomen.

Membre de la grande famille des syrphes, l’Épistrophe élégant en a hérité une belle aisance dans la pratique du vol stationnaire. Et ses larves sont les très bienvenues au jardin. Loin de se complaire dans les eaux fangeuses comme celles des Éristales, elles font une grande consommation de pucerons !

Sources : 

Épistrophe élégant sur fleur de mirabellier.

À ne pas confondre avec l’Éristale des fleurs, plus grande (1,5 cm) et dont le thorax noir a des allures de “tête de mort”. À noter également, sur les ailes, la fameuse nervure en “V” caractéristique des éristales là où l’Épistrophe élégant présente une ligne droite.

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