Le mystère de la coccinelle orange

Grande coccinelle orange (Halysia sedecimguttata), sur galle de l'érable / Un jardin dans le Marais poitevin.

Simple refuge ou petite faim ? La coccinelle orange a dû éventrer la galle de l’érable pour y pénétrer.

Galle de l'érable, sur rameau / Un jardin dans le Marais poitevin.Dans le fourré voisin, les feuilles de l’érable champêtre jonchent le sol. Et, avec elles, les petites galles qui les ont parasitées l’été dernier. Quelque-unes sont restées accrochées à certains rameaux. De petites billes brunes, percées d’un trou par où sont sorties les larves. Mais que fait donc cette coccinelle orange au creux de l’une d’entre elles ?

Seize taches blanches, bord des élytres translucide : il s’agit d’une Halysia sedecimguttata, familière des sous-bois. Elle est réputée se repaître des champignons infectant notamment le revers des feuilles. Au point que d’aucuns la verraient bien devenir auxiliaire du jardin dans la lutte contre le mildiou. N’exagérons rien !

Est-ce justement une prolifération cryptogamique à l’intérieur de la galle qui l’a poussée à l’éventrer ? Ou bien est-ce pour y dévorer la larve ? Puisque l’Halysia est aussi volontiers carnivore. A moins que cela soit tout simplement pour se mettre à l’abri… Le mystère de la coccinelle orange reste entier.

Source :

Galle de l'érable, sur feuilles mortes au pied de l'arbre / Un jardin dans le Marais poitevin.

Deux autres galles du jardin : celle de l’églantier – comme un gros pompon accroché sur la haie – provoquée par une petite guêpe, la Cynips du rosier….

… et celle du peuplier : la déformation “tire-bouchonnée” du pétiole est l’oeuvre du Pemphigus spyrothecae, un puceron très spécialisé.

 

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