L’Érable champêtre en fleurs

Le bar à nectar de l’Érable champêtre vient d’ouvrir dans les haies. Sans chichi ni complications inutiles. Et pourtant très couru.

Un des premiers syrphes ceinturés de la saison.

Son joli feuillage était encore en bourgeons il y a quelques jours. Dans les haies proches du jardin, l’Érable champêtre (Acer campestre) s’est réveillé en même temps que l’aubépine. Avec une floraison beaucoup plus discrète !

L’Épistrophe élégant décidément omniprésent en ce début de printemps.

Regroupées en grappes un peu brouillonnes, ses petites fleurs verdâtres ne payent pas de mine. Comme celles du lierre, elles peuvent se résumer à un disque nectarifère d’où émergent étamines et styles. Sans véritable corolle pour les protéger et les mettre en scène. 

Cela dit, si les inflorescences sont quelque peu relâchées, loin du port rigoureux des ombelles sphériques du lierre, elles n’en sont pas moins bigrement attractives. Auprès des abeilles sauvages. Mais aussi des syrphes. Il est vrai que l’épaisse trompe de l’Éristale des fleurs (Myatropa florea), notamment, est là tout à son aise. Aucune difficulté pour atteindre et lécher les luisants petits boutons verts. Suintants de nectar.

Source : 

Dès que le nectar abonde, l’Hélophile suspendu n’est jamais loin…

L’Empis marqueté (Empis tessellata) a un régime mixte : il chasse d’autres insectes mais se régale volontiers de nectar.

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Les pommes de terre, c’est maintenant !

Lilas en fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin.

Ça sent bon le printemps. Avec le lilas en fleurs, l’impatience légendaire du jardinier peut enfin se lâcher un peu. A commencer par les pommes de terre.

Lilas en fleurs, des grappes rose-carmin merveilleusement parfumées / Un jardin dans le Marais poitevin.C’est fois, le coup d’envoi est donné. Le lilas est en fleurs. Des grappes rose-carmin délicieusement parfumées. De quoi renouveler les bouquets des tulipes finissantes. Mais c’est également, selon la tradition, LE signal pour la plantation des pommes de terre. 

A vrai dire, pour tenter le diable, deux petits rangs sont déjà en terre. Depuis une dizaine de jours. En ce début de printemps particulièrement doux, la terre est suffisamment chaude dans le marais. On n’est certes pas encore à l’abri des gelées matinales mais comment résister à la tentation des petites pommes de terre primeurs ?

Les Saints de glace sont dans moins d’un mois. La plantation à plus grande échelle peut donc débuter. Pour ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier, elle va s’échelonner sur une quinzaine de jours. Même si, a priori, il n’y a plus grand risque. Puisque le lilas est en fleurs.

Lilas en fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Rayonnante sensualité

Abeille sauvage, Anthophore plumeuse, sur fleur de Prunus serrulata / Un jardin dans le Marais poitevin.

Malgré une alerte au gel, la floraison des fruitiers semble sauvée. Celle du Prunus serrulata lui emboite le pas. Et de très belle manière !

Mouche éristale sur fleur de Prunus serrulata / Un jardin dans le Marais poitevin.Voilà quelques années, un vent d’exotisme japonisant a dû souffler sur le jardin. Avec le Jasmin d’hiver, le Forsythia mais également le Prunus serrulata qui amorce actuellement sa floraison.

Alors que poiriers, mirabellier et cerisiers en ont presque fini avec la leur – a priori sans dommage après le coup de frayeur d’une Grand bombyle sur fleur de Prunus serrulata / Un jardin dans le Marais poitevin.sévère gelée blanche l’autre nuit – voici donc un nouveau point de ralliement pour les pollinisateurs de tous poils !

Syrphes, bourdons et abeilles en ont vite trouvé le chemin. Il est vrai que le Prunus serrulata ne fait pas les choses à moitié. Même les boutons floraux participent à la séduction. Leurs grappes rose-vif battent énergiquement le rappel. Et les premières fleurs font le reste. Leurs corolles blanc-rosé flottent sous le vent. Le moindre rayon de soleil en sublime la rayonnante sensualité.

Hélas, la pluie et les orages annoncés pour la semaine prochaine pourraient gâcher la fête. On ne va pas trop s’en plaindre. Le jardin commençait à avoir soif.

Osmie cornue sur fleur de Prunus serrulata / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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