La Grande tortue

La Grande tortue.

Début avril. La boucle est bientôt bouclée pour cette Grande tortue quelque peu éclopée. La nouvelle génération apparaîtra en juin-juillet.

La Grande tortue.

À proprement parler, la Grande tortue ne butine pas. Du moins pas les fleurs. C’est pourquoi on la rencontre souvent sur les troncs d’arbre à la recherche d’écoulements de sève.

Délavée et déchirée, sa livrée semble bien mal en point. Il est vrai que la Grande tortue (Nymphalis polychloros) est un des rares papillons à traverser les quatre saisons en une seule génération. Au sortir de l’hiver, voilà donc bientôt la fin du voyage…

Après un bel été de batifolage, jusqu’en novembre, puis une longue dormance sous un couvert de feuilles mortes, le moment est venu de passer le relais. Sans doute l’accouplement a-t-il déjà eu lieu. Les premières feuilles de peuplier et de saule accueilleront bientôt leur lot de chenilles. Pour l’émergence d’une flambante nouvelle génération en juin-juillet.

En attendant, bien qu’éclopé, les ailes malmenées sans doute par un prédateur, l’ancêtre peut espérer se la couler douce pendant quelques semaines encore. En s’adonnant à ses deux péchés mignons : les bains de soleil et le sirotage des écoulements de sève sur le tronc des grands peupliers.

Sources : 

La Grande tortue.

Un papillon de belle taille, cousin de la Belle dame et du Vulcain. Quelque peu délavée au terme de l’hivernage, la dominante est plus rousse et lumineuse chez les sujets émergents, ponctuée de taches noires et jaune pâle. Brun sombre, la bordure extérieure est rehaussée de lunules bleues ici presqu’entièrement estompées.

La Grande tortue.

Ailes repliées, la Grande tortue disparaît au regard des prédateurs. Avec des revers marrons, simplement animés de larges bandes grisâtres, l’ensemble est au diapason de la terre et des feuilles mortes alentour. Un mimétisme parfait.

Plus chanceux, cet autre individu a traversé ses quatre saisons sans accroc. Sa dominante rousse est plus lumineuse…

… et, malgré l’usure de la livrée, les lunules bleues sont un peu plus lisibles sur la bordure brune des postérieures.

À ne pas confondre avec une de ses cousines, la Belle dame, à la dominante d’un roux tout aussi flamboyant mais dont l’apex des antérieures se charge de noir et de blanc.

 

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