La Nomade rousse

Nomade rousse.

Une abeille coucou printanière. La Nomade rousse : abdomen rayé de jaune, thorax et tête rougeâtres, le reste à dominante rouille.

Elle a un look de petite guêpe. Mais c’est bien une abeille sauvage. À peine 12 mm. Avec un abdomen rayé de jaune vif. Sauf la première bande, à l’unisson d’une étrange dominante rouille. Des pattes aux antennes. Et jusqu’aux yeux ! La Nomade rousse (Nomada lathburiana) est presque glabre, sauf sur le thorax et la tête qui présentent une fine pilosité rougeâtre. 

Elle vient d’émerger au jardin. En même temps que les andrènes. En particulier les andrènes cendrées. Normal. Puisqu’elle se reproduit à leur dépend. La Nomade rousse est en effet une « abeille coucou ». Autrement dit, elle installe sa progéniture dans le nid d’un hôte involontaire.

À cette fin, elle cible et surveille quelques entrées de terriers. Un sixième sens semble l’avertir des pontes récentes. Elle profite alors de l’absence de la maîtresse des lieux pour entrer dans le nid et y pondre à son tour. Ses larves dévoreront le couvain puis les réserves de nectar et de pollen… Cela n’empêche pas la Nomade rousse de butiner. Mais pour son seul propre compte !

Source : 

Début avril 2021. Sur les pommiers en fleurs du jardin. Le roux s’invite jusque sur le premier segment abdominal. Et même en arrière-plan des marques jaunes sur les suivants !

Début mars 2021. Sur capitule de pissenlit.

Une cousine : la Nomade à pattes orangées, assez semblable, avec une couleur rouille un peu moins présente.

L’Andrène cendrée parmi les cibles favorites de la Nomade rousse.

Autres “abeilles coucous” du jardin : l’Epeolus fallax spécifiquement attachée à la Collète du lierre…

… et la Coelioxys inermis qui cible les nids de ses cousines mégachiles.

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