Le Point de Hongrie

Point de Hongrie sur épis de Gléchome lierre terrestre.

Deux générations successives pour ce très discret petit papillon. Au printemps comme en été, le Point de Hongrie butine quasi incognito au jardin.

Point de Hongrie sur épis de Gléchome lierre terrestre.Avec un peu de soleil, sa livrée paraît moins tristounette. Dans une dominante brun grisâtre, le Point de Hongrie (Erynnis tages) présente alors un sobre décor chiné aux antérieures. Ces bandes alternativement sombres et claires sont toutefois assez brouillonnes. Les spécialistes de la broderie – dont ce discret petit papillon tire son nom – apprécieront !

Un avers brun tacheté, plus ou moins délavé, voilà la marque de fabrique de la famille des Hespéries. Avec de subtiles différences d’une espèce l’autre. Il se distingue ici par une ligne marginale de petits points blancs. Y compris aux postérieures sur un fond brun quasi uniforme.

Au raz du sol où il butine les petites fleurs mauves du Gléchome Lierre terrestre, le Point de Hongrie se remarque à peine. Gare à ne pas le déranger. Car, avec son vol rapide et ses brusques changements de direction, il aura tôt d’échapper à votre regard.

Sources :

Point de Hongrie sur épis de Gléchome lierre terrestre.

Remarquer l’extrémité des antennes, en forme de massue recourbée. Et les yeux sombres assez proéminents. Le Point de Hongrie émerge en avril, pour deux générations successives, l’une printanière (avril-juin), l’autre estivale (juillet-septembre). Ce sont les chenilles de la seconde qui hivernent et se nymphosent au printemps suivant.

Au pied des haies comme dans les allées du jardin, le Point de Hongrie n’est pour le moins pas ostentatoire. Entre herbes et feuilles mortes, il peut prendre son temps pour butiner. Personne ne le remarque !

Mi-août 2021. Tout aussi discrète, la génération estivale sur la planche de phacélie en fleurs.

Même taille, même silhouette, même dominante brune tachetée de gris pour cette cousine familière du jardin, l’Hespérie des potentilles.

Hespérie de la mauve : les fameuses "dents de requin" en bordure des ailes postérieures.

Une autre cousine, au décor chiné plus présent et plus lumineux : l’Hespérie de la passe-rose.

 

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