L’Hespérie des potentilles

Discrète et parfaitement inoffensive au jardin : l’Hespérie des potentilles, lumineuse ou sombre, selon qu’elle ouvre ou non ses ailes.

On peine à croire qu’il puisse s’agir du même petit papillon. Butinant ici l’oeillet d’Inde, en pause là sur une feuille de Coqueret du Pérou… Les ailes repliées, l’Hespérie des potentilles (Pyrgus armoricanus) est plutôt lumineuse. Avec de larges marbrures brun clair nuancées de jaune sur fond blanc verdâtre.

Comme la Sylvaine, sa cousine, elle arbore de grands yeux noirs qui tranchent ici sur une petite tête à la fourrure grisâtre.

C’est le jour et la nuit lorsqu’elle ouvre les ailes ! Le brun foncé y règne, avec quelques reflets fauve aux antérieures. Rehaussé d’une marge blanche entrecoupée de brun, l’ensemble est semé de taches claires, blanches aux antérieures, plus grisâtres aux postérieures.

Les hespéries n’ont que faire des légumes du potager. Leurs chenilles préfèrent les plantes sauvages. Et plus particulièrement l’envahissante potentille qui, avec le trèfle, couvre les allées du jardin.

Hespérie des potentilles ou de la mauve ? Bien malin, en vérité, qui peut les distinguer sur le terrain. Les spécialistes opèrent donc quelques prélèvements intimes pour les identifier avec précision. On peut s’en dispenser au jardin ! 

Comparer les différents membres de la famille des hespéries avec le site nature79.org

Au bord du halage, sur inflorescence de Pulicaire.

Début novembre 2020. Un mâle ici avec ses petites taches de poils blanchâtres caractéristiques à la pointe de l’abdomen. ur les dernières inflorescences de menthe des champs…

La Potentille rampante (Potentilla reptans) participe au “tapis vert” des allées du jardin.

 

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