Le Lepture fauve

Lepture fauve sur inflorescence de phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Un longicorne aux élytres brun jaune fuselés. Haut sur pattes, le Lepture fauve broute le pollen. Ses larves participent à la décomposition des bois morts.

Lepture fauve sur inflorescence de phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Taille maxi :14 mm. Visible surtout en juillet et juillet.

Quand on aime pollen et nectar, la planche de phacélie est actuellement un passage obligé au jardin. Le Lepture fauve (Strictoleptura fulva) y a passé la nuit. Au petit matin, il est toujours là. Perlé de rosée, il se réveille doucement. À table ! Boulettes de pollen violet au petit déjeuner.

Mais, bientôt, avec le soleil levant, abeilles et des bourdons sont de retour. Et même les papillons ! Tout ce bruyant remue ménage semble le perturber. On ne s’entend plus brouter ici ! Il préfère alors s’envoler discrètement vers des inflorescences ensoleillées plus tranquilles.

Tête, très longues antennes annelées, thorax, pattes, abdomen : tout est noir chez le Lepture fauve qui tient toutefois son nom de ses étroits élytres brunorangé aux pointes noires. Autre petite concession : la face ventrale est rayée de bandes claires.

Le potager n’a rien à redouter de ce paisible coléoptère. Ni de ses larves qui naissent et se développent dans les bosquets et fourrés tout proches dont elles minent le bois mort.

Lepture fauve sur inflorescence de phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Sur une inflorescence de Scabieuse.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, Vincent Albouy et Denis Richard, 2017, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • Les longicornes avec le site aramel.free.fr
  • Le Lepture fauve avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza