Amours printanières

Chez les Andrènes cendrées, c’est le petit Monsieur qui fait le premier pas mais c’est Madame qui mène la danse. Sans ménagement dans les deux cas.

Y-a-t-il plus bel endroit qu’un mirabellier au printemps pour conter fleurette ? Ces deux Andrènes cendrées (Andrena cineraria) n’y ont pas résisté. Il faut dire qu’à défaut d’être romantique, Monsieur a su se montrer persuasif. Pour ne pas dire expéditif. Sans crier gare. Simple question de phéromone.

Contrairement à l’Anthidie septemspinosum, le mâle n’a pourtant rien d’une brute épaisse. Il est d’ailleurs d’une taille nettement en dessous de la femelle. C’est pourquoi celle-ci a vite fait de s’en débarrasser lorsqu’elle reprend ses esprits !

Sitôt la copulation proprement dite, Madame repasse donc rapidement en mode butinage. Sans effusion excessive envers son Roméo qu’elle traîne quelque temps à la pointe de son abdomen. Mais le fardeau semble bientôt l’indisposer. Un coup de rein et le voilà qui valse… Les choses sérieuses commencent. Creuser un nid en terre, y aménager des cellules, pondre, amasser des réserves de pollen et de nectar pour les futures larves. Le mirabellier y contribuera largement.

Sources : 

Le réflexe du butinage revient vite pour Madame qui “traîne” son Roméo à la pointe de son abdomen avant de bientôt l’expédier d’un coup rein…

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