La Zoropse à pattes épineuses

Zoropse à pattes épineuses.

Taille maxi : 20 mm (80 mm d’envergure avec les pattes). Visite toute l’année. Dans les maisons et greniers en hiver.

D’aucuns voient le portrait de Dracula ou de Nosferatu à l’avant du thorax. Cela ne fait que renforcer la mauvaise réputation de l’impressionnante Zoropse à pattes épineuses (Zoropsis spinimana) qui n’a pourtant rien d’un vampire !

Plus craintive qu’agressive, elle fuit au moindre danger. Pour l’homme, son éventuelle morsure (sans conséquence) n’intervient qu’en cas extrême de défense. Voilà plutôt une araignée discrète qui se tient cachée le jour pour sortir chasser la nuit. En hiver, elle peut entrer se calfeutrer dans les maisons. Nous aurions tort de l’en déloger. En effet, c’est une active chasseuse qui traque jusqu’aux autres araignées sans même que vous ne l’aperceviez. Aucun désordre. Malgré sa taille respectable, elle sait très bien se camoufler et ne tisse pas de toile.

La dominante est brune à beige, avec deux à trois taches noires à l’avant de l’abdomen (taches dites cardiaques) et deux lignes noires chevronnées à la pointe de l’abdomen.

La femelle de la Zoropse à pattes épineuses s’accouple au printemps, pond sous une écorce ou une pierre dans un cocon de soie qu’elle surveille jusqu’à l’éclosion des oeufs.

La loupe rouge pointe le masque de Nosfératu à l’avant du thorax.

Évidemment, elle n’attire pas forcément la sympathie. Le mieux est de l’ignorer !

Découvrir d’autres araignées du jardin

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • La Zoropse à pattes épineuses avec les Carnets nature de Jessica.

Photos JF Irastorza

 

La Dysdère armée

Taille maxi : 17 mm (femelle). Visible toute l’année.

Thorax rougeâtre, pattes orangées, abdomen beige : la Dysdère armée est spécialisée dans la chasse aux cloportes.

À vrai dire, on n’aperçoit que rarement la Dysdère armée (Dysdera crocata). En journée, elle se tient à l’abri d’un cocon, sous une litière de feuilles mortes, pour partir en chasse essentiellement la nuit. Sa cible favorite : les cloportes, elles aussi plutôt nocturnes et rassemblées sous feuilles, écorces ou tas de pierres.

La Dysdère armée est bien équipée pour cela. Elle présente ainsi deux longs crochets acérés qui lui permettent de saisir et surtout de percer la carapace de ses captures. Inoffensive pour l’homme, elle se reconnaît assez facilement à son thorax rougeâtre, ses pattes orangées et son abdomen beige sans décor. Sinon deux petites « fossettes » à l’avant.

On distingue ici, sous les pattes avant, les puissants crochets (les fameuses « armes ») avec lesquels la Dysdère armée capture puis perce la carapace des cloportes.

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • La Dysdera crocheta avec les Carnets nature des Jessica.

Photos JF Irastorza

 

Le Thomise enflé

Thomise enflé.

Taille maxi : 10 mm (femelle). Visible de mai à août.

L’allure générale d’une araignée-crabe. Une dominante blanc nacré comme son cousin le Thomise variable. Mais, comme lui, le Thomise enflé (Thomisus onustrus)  peut présenter une forme jaune chez la femelle, avec des taches vertes et rosées. Le mâle est généralement plutôt brunâtre.

La différence tient surtout à la silhouette, non pas ovoïde, mais évoquant un « berlingot », avec deux tubercules à l’arrière de l’abdomen. Ces derniers font écho aux deux petites « cornes » qui portent les yeux latéraux.

Chasseur à l’affût, le plus souvent parmi les plantes fleuries, le Thomise variable cultive la patience et le mimétisme. À tel point que la femelle, elle capable de faire évoluer sa couleur pour l’adapter à celles de son affût et mieux surprendre ainsi les butineurs de passage. Et se garder des prédateurs.

L’accouplement a lieu au printemps. Le mâle n’y survit guère. La femelle pond dans un cocon camouflé sous une feuille ou dans l’anfractuosité d’une écorce. Elle le protège jusqu’à l’éclosion des oeufs. Elle se laisse alors mourir.

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • Le Thomise enflé avec les Carnets nature de Jessica.

Photo JF Irastorza