La Dysdère armée

Taille maxi : 17 mm (femelle). Visible toute l’année.

Thorax rougeâtre, pattes orangées, abdomen beige : la Dysdère armée est spécialisée dans la chasse aux cloportes.

À vrai dire, on n’aperçoit que rarement la Dysdère armée (Dysdera crocata). En journée, elle se tient à l’abri d’un cocon, sous une litière de feuilles mortes, pour partir en chasse essentiellement la nuit. Sa cible favorite : les cloportes, elles aussi plutôt nocturnes et rassemblées sous feuilles, écorces ou tas de pierres.

La Dysdère armée est bien équipée pour cela. Elle présente ainsi deux longs crochets acérés qui lui permettent de saisir et surtout de percer la carapace de ses captures. Inoffensive pour l’homme, elle se reconnaît assez facilement à son thorax rougeâtre, ses pattes orangées et son abdomen beige sans décor. Sinon deux petites « fossettes » à l’avant.

On distingue ici, sous les pattes avant, les puissants crochets (les fameuses « armes ») avec lesquels la Dysdère armée capture puis perce la carapace des cloportes.

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • La Dysdera crocheta avec les Carnets nature des Jessica.

Photos JF Irastorza

 

Le Thomise enflé

Thomise enflé.

Taille maxi : 10 mm (femelle). Visible de mai à août.

L’allure générale d’une araignée-crabe. Une dominante blanc nacré comme son cousin le Thomise variable. Mais, comme lui, le Thomise enflé (Thomisus onustrus)  peut présenter une forme jaune chez la femelle, avec des taches vertes et rosées. Le mâle est généralement plutôt brunâtre.

La différence tient surtout à la silhouette, non pas ovoïde, mais évoquant un « berlingot », avec deux tubercules à l’arrière de l’abdomen. Ces derniers font écho aux deux petites « cornes » qui portent les yeux latéraux.

Chasseur à l’affût, le plus souvent parmi les plantes fleuries, le Thomise variable cultive la patience et le mimétisme. À tel point que la femelle, elle capable de faire évoluer sa couleur pour l’adapter à celles de son affût et mieux surprendre ainsi les butineurs de passage. Et se garder des prédateurs.

L’accouplement a lieu au printemps. Le mâle n’y survit guère. La femelle pond dans un cocon camouflé sous une feuille ou dans l’anfractuosité d’une écorce. Elle le protège jusqu’à l’éclosion des oeufs. Elle se laisse alors mourir.

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • Le Thomise enflé avec les Carnets nature de Jessica.

Photo JF Irastorza

 

La Cicindèle champêtre

Vert taché de blanc : elle court, elle court la Cicindèle champêtre , toujours en chasse d’insectes divers.

Taille maxi : 16 mm. Visible d’avril à octobre. De longues pattes rouge cuivreux à à la fine pilosité blanche

Un très bel insecte en vérité. De la famille des Carabes. La Cicindèle champêtre (Cicindela campestris). Tête, thorax et élytres verts, aux reflets tour à tour jaunes, cuivre voire bleutés, rythmés de petits triangles blancs en périphérie des élytres, avec deux taches blanches  plus larges au centre.

La femelle se distingue notamment par un point noir à la base de chaque élytre.

Ses longues pattes épineuses rouge cuivreux sont taillées pour les sprints. Car si elle vole très bien, la Cincidèle champêtre préfère chasser au pas de course. À ce jeu-là, aucune proie n’échappe à ses puissantes mandibules. Ses larves aussi sont carnassières. Mais plus statiques. Terricoles, elles se tiennent à l’entrée de leur terrier pour saisir les insectes de passage.

De grands yeux globuleux sombres : rien ne saurait échapper à la vue à 360° de cette infatigable traqueuse.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Cicindèle champêtre avec les Cahiers nature de Jessica

Photos JF Irastorza