La Cicindèle champêtre

Vert taché de blanc : elle court, elle court la Cicindèle champêtre , toujours en chasse d’insectes divers.

Taille maxi : 16 mm. Visible d’avril à octobre. De longues pattes rouge cuivreux à à la fine pilosité blanche

Un très bel insecte en vérité. De la famille des Carabes. La Cicindèle champêtre (Cicindela campestris). Tête, thorax et élytres verts, aux reflets tour à tour jaunes, cuivre voire bleutés, rythmés de petits triangles blancs en périphérie des élytres, avec deux taches blanches  plus larges au centre.

La femelle se distingue notamment par un point noir à la base de chaque élytre.

Ses longues pattes épineuses rouge cuivreux sont taillées pour les sprints. Car si elle vole très bien, la Cincidèle champêtre préfère chasser au pas de course. À ce jeu-là, aucune proie n’échappe à ses puissantes mandibules. Ses larves aussi sont carnassières. Mais plus statiques. Terricoles, elles se tiennent à l’entrée de leur terrier pour saisir les insectes de passage.

De grands yeux globuleux sombres : rien ne saurait échapper à la vue à 360° de cette infatigable traqueuse.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Cicindèle champêtre avec les Cahiers nature de Jessica

Photos JF Irastorza

 

La Grande tortue

Grande tortue sur feuille de laurier sauce.

Aux fleurs du jardin, la Grande tortue préfère les écoulements de sève des arbres. Et les bains de soleil !

Envergure maxi : 66 mm. Visible de février à novembre. À proprement parler, la Grande tortue ne butine pas. Du moins pas les fleurs. C’est pourquoi on la rencontre souvent sur les troncs à la recherche d’écoulements de sève.

Pluies incessantes, tempêtes, ciel gris, brouillard…  Un automne à ne pas mettre un papillon dehors ! Mais les après-midi sont encore si doux. Alors, à la moindre percée du soleil, la Grande tortue (Nymphalis polychloros) recharge ses batteries sur un lit de feuilles mortes, un tronc de peuplier ou le laurier sauce de la haie. 

Ce voilier de taille moyenne (66 mm d’envergure) présente une éclatante robe rousse tachée de noir et de jaune pâle. Il se distingue en outre par des bordures extérieures festonnées de lunules bleues surlignées de brun sombre. Un bleu ordinairement vif, plus ou moins estompé en cette saison.

L’heure viendra bientôt de rechercher un abri sûr pour les temps mauvais. Voilà en effet un des rares papillons à traverser les quatre saisons en une seule génération. Ce sont ainsi les adultes qui hivernent pour émerger en février-mars et passer le relais à une nouvelle génération au printemps.

Il n’est alors pas rare de voir la Grande tortue sur le mirabellier en fleurs. Bien qu’elle trouve généralement son ordinaire dans les suintements printaniers des jeunes bourgeons et, en toutes saisons, dans les écoulements de sève des écorces blessées.

Grande tortue sur feuille morte.

La Grande tortue apprécie les milieux arborés. Les marais boisés de la Sèvre niortaise lui conviennent parfaitement.

La Grande tortue.

Ailes repliées, la Grande tortue disparaît au regard des prédateurs. Avec des revers bruns, simplement animés de larges bandes grisâtres, l’ensemble est au diapason de la terre et des feuilles mortes alentour. Un mimétisme parfait.

Bain de soleil au bord d’une haie.

Avril. Il va être temps de passer le relais ! Cet individu termine son cycle les ailes déchiquetées. L’attaque d’un prédateur sans doute.

Début mars. À défaut d’écoulement de sève en fin d’hiver, l’abondance de nectar dans les haies puis sur les fruitiers du jardin !

En savoir plus :

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Grande tortue, avec le site insectes-net.fr

Photos JF Irastorza

 

La Piéride du chou

Le plus grand des papillons blancs du jardin. La Piéride du chou est de bonne compagnie. Ses chenilles un peu moins !

Envergure maxi : 65 mm. Visible de mars à novembre.

Curieusement, la Piéride du chou (Pieris brassicae) n’avait pas encore trouvé place dans cette chronique et sa galerie d’une cinquantaine de papillons ! C’est pourtant, et de très loin, l’espèce la plus nombreuse au jardin. Du début du printemps jusqu’au bout de l’automne. Parfois même au delà.

De belle envergure, elle se distingue d’abord par une large marque noire, en forme de faucille, à la pointe des antérieures. Quel que soit le sexe.

Une histoire de points

La femelle est facilement repérable à sa ponctuation – deux points et une petite virgule noires – en face dorsale des antérieures. Le mâle en est dépourvu. Mais l’un et l’autre présentent deux points noirs au revers bordé de jaune des antérieures, et, en face dorsale, un « demi-point » noir en bordure avant des postérieures. Vous avez suivi ?

Omniprésente ou presque, elle est de bonne compagnie. Pour autant, elle ne se laisse pas approcher facilement. Même lorsqu’elle butine. Encore moins dans ses patrouilles au potager. Difficile dès lors de voir la femelle pondre. C’est toujours au revers d’une feuille de choux. Des petites plaques d’oeufs jaunes qu’il est aisé de collecter pour éviter l’invasion des chenilles. Une minutieuse inspection hebdomadaire suffit généralement. Mais gare au relâchement dans la vigilance !

Des yeux verdâtres et des antennes pointées de blancs : les deux sexes présentent un revers jaune pâle légèrement poudré de noir aux postérieures. Blanches, les antérieures  sont rehaussées de deux points noirs (un seul visible ici) et d’un apex jaune pâle.

Accouplement en opposition sur une feuille de Rose trémière.

Jaune vif, les petites « plaques » d’œufs ont au moins le mérite d’être aisément repérables au revers des feuilles de chou.

La Piéride du chou passe l’hiver à l’état de chrysalide. Il n’est cependant pas rare de voir encore les chenilles à l’oeuvre aux alentours de Noël !

En savoir plus  :

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Piéride du chou avec le site insectes-net.fr

Photos JF Irastorza