La Punaise verte

punaise verte

Un joli vert brillant et des membranes alaires brunes : la Punaise verte visite surtout arbres et haies.

Punaise verte

Taille maxi : 14 mm. Visible à l’état adulte de mars-avril à l’automne (brunit en été).

La Punaise verte (Palomena prasina) ne cause guère de dégâts au potager qu’elle fréquente peu. Contrairement à son intrusive cousine la Punaise verte ponctuée, elle n’entre pas dans les maisons à l’approche de l’hiver mais se calfeutre dans la litière.

Plutôt arboricole, familière des haies, elle visite également le verger. Ses piqûres peuvent y nécroser pommes et poires devenues immangeables.

D’abord grégaires puis solitaires, ses larves sont uniformément vertes. La Punaise verte se reconnaît assez facilement à la pointe brune de ses ailes membraneuses. Quant à son odeur, assez désagréable, c’est loin d’être une exception.  Sa cousine ponctuée est ainsi souvent qualifiée de Punaise puante ! Pour peu qu’on essaie de la manipuler.

punaise verte

La pointe des ailes membraneuses de Palomena prasina est brune. Celle-ci semble avoir été la cible d’une mouche parasite dont l’oeuf blanc est collé sur « l’épaule » gauche.

En savoir plus : 

  • Hémiptères de France, 2015, Romain Garrouste, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Palomena prasina avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

 

La Pardosa amentata

Taille maxi : 8 mm (non compris le « sac » d’oeufs transporté ici par la femelle sur une feuille de Mélisse officinale). Visible de mars à juillet.

En bonne araignée-loup, la Pardosa amentata transporte ses oeufs dans un « sac » accroché sous son ventre. Puis la marmaille sur son dos.

Des araignées-loups ? On a longtemps cru qu’elles chassaient en meute. Comme les loups. En fait, les araignées du genre Pardosa, et leurs cousines de la famille des Lycosideae, sont plutôt des solitaires. Errante, la Pardosa amentata coure ainsi dans la végétation basse et bondit sur les proies de rencontre, notamment les criquets.

Le comportement des femelles est remarquable. Elles pondent dans un cocon sphérique qu’elle transporte jusqu’à éclosion des oeufs, accroché à son filière abdominale. Elle prend alors soin de l’humidifier et de le chauffer au soleil si besoin.

Les araignées naissantes migrent aussitôt et s’agglutinent sur le dos de leur mère qui les transporte et les protège encore quelques temps. Jusqu’à leur première mue. Ensuite, dispersion ! Chacune sa vie !

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • La Pardosa amentata avec le site unmondedansmonjardin

Photos JF Irastorza

 

La Zoropse à pattes épineuses

Zoropse à pattes épineuses.

Taille maxi : 20 mm (80 mm d’envergure avec les pattes). Visite toute l’année. Dans les maisons et greniers en hiver.

D’aucuns voient le portrait de Dracula ou de Nosferatu à l’avant du thorax. Cela ne fait que renforcer la mauvaise réputation de l’impressionnante Zoropse à pattes épineuses (Zoropsis spinimana) qui n’a pourtant rien d’un vampire !

Plus craintive qu’agressive, elle fuit au moindre danger. Pour l’homme, son éventuelle morsure (sans conséquence) n’intervient qu’en cas extrême de défense. Voilà plutôt une araignée discrète qui se tient cachée le jour pour sortir chasser la nuit. En hiver, elle peut entrer se calfeutrer dans les maisons. Nous aurions tort de l’en déloger. En effet, c’est une active chasseuse qui traque jusqu’aux autres araignées sans même que vous ne l’aperceviez. Aucun désordre. Malgré sa taille respectable, elle sait très bien se camoufler et ne tisse pas de toile.

La dominante est brune à beige, avec deux à trois taches noires à l’avant de l’abdomen (taches dites cardiaques) et deux lignes noires chevronnées à la pointe de l’abdomen.

La femelle de la Zoropse à pattes épineuses s’accouple au printemps, pond sous une écorce ou une pierre dans un cocon de soie qu’elle surveille jusqu’à l’éclosion des oeufs.

La loupe rouge pointe le masque de Nosfératu à l’avant du thorax.

Évidemment, elle n’attire pas forcément la sympathie. Le mieux est de l’ignorer !

Découvrir d’autres araignées du jardin

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • La Zoropse à pattes épineuses avec les Carnets nature de Jessica.

Photos JF Irastorza