
Des pelotes de pollen plein les pattes arrière. À la mi octobre ! Comme au plus beaux jours. Le Bourdon terrestre à contre saison.
En théorie, mi-octobre, les colonies du Bourdon terrestre ont périclité depuis quelques semaines déjà. La nouvelle génération sexuée a supplanté les bataillons d’ouvrières. C’est le temps des amours dont seules survivront les jeunes femelles fécondées. Les futures reines du printemps prochain. Dès lors, dans les couvains désertés, plus de bouches à nourrir. Et donc plus de collecte de pollen et de nectar ! Derniers accouplements, recherche d’un abri pour passer l’hiver… Bref, c’est l’automne.
Enfin, normalement. Car, depuis quelques jours, c’est comme si tout recommençait in extremis. Avec une escouade de bourdons affairés, notamment sur le massif d’asters, les pattes arrière chargées de luisantes pelotes de pollen. Comme aux plus beaux jours !
Est-ce une vieille reine qui, refusant de jeter l’éponge, recommence à pondre et s’entoure d’une nouvelle colonie ? Ou une jeune téméraire qui devance l’appel ? Le choc risque d’être rude la semaine prochaine avec la fin annoncée de l’anticyclone, le retour de la pluie et des températures fraîches (sinon froides) de saison. Le mirage automnal tournera sans doute court.

Plus de 30° l’après-midi ! Il est vrai que c’est à s’y méprendre depuis quelques semaines. Le Bourdon terrestre à contre saison : le coeur à l’ouvrage et les pattes arrière chargées de pollen, comme pour approvisionner une colonie nouvelle.
En savoir plus :
- Albouy, 2005, Le Bourdon, Belin /Opie Poitou-Charentes.
- Bellmann, 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux & Niestlé.
- Le genre bombus avec le site aramel.free.fr
Photos JF Irastorza

Ni le parfum de la Verveine citronnelle, ni l’éclat aérien de la Verveine de Buenos Aires. Modeste, la Verveine officinale (Verbena officinalis) garde le souvenir de ses ancestrales vertus dans ses multiples noms populaires : herbe de tous les maux, guérit-tout, herbe aux sorcières, herbe sacrée, herbe à Vénus… Aujourd’hui reléguée au bords des chemins, elle dresse également ses fines tiges ramifiées dans les parties enherbées du jardin.





