Le petit Clyte bélier

Clyte bélier sur pâquerette.

Un petit coléoptère noir rayé de jaune : le Clyte bélier apprécie nectar et pollen quand ses larves se développent dans le bois mort.

Clyte bélier sur pâquerette.Avec son allure de petite guêpe et malgré son nom, le Clyte bélier (Clytus arietis) n’a rien de téméraire. Attablé ici sur une pâquerette, tant pis pour le nectar et le pollen à la moindre alerte ! Il se tourne alors vivement vers les pétales blancs, grimpe un peu et prend son envol…

La silhouette allongée, ce petit coléoptère dépasse tout juste le centimètre. Hors antennes. Sur fond noir, il se distingue par une série de lignes jaunes. Fines à l’avant comme à l’arrière du thorax. Plus larges sur les élytres. La seconde retient particulièrement l’attention : deux épaisses « virgules » y forment un V inversé lorsque les élytres sont fermés.

Le Clyte bélier se nourrit tout le printemps, de fleur en fleur, pour disparaître en juillet. Non sans avoir installé ses futures larves dans quelque tas de bûches, une vieille souche ou une branche mal en point. Elles participent ainsi, au jardin comme ailleurs, à la décomposition des bois morts.

Sources :

Clyte bélier sur pâquerette.

Les élytres s’ouvrent. En une fraction de seconde, le Clyte bélier aura disparu. Autres particularités du petit coléoptère : des antennes orangées à l’extrémité noire et de longues pattes également orangées sauf fémurs noirs.

Lepture tacheté (Rutpela maculata) sur fleur de mûrier / Un jardin dans le Marais poitevin.

Moins craintif : le Lepture tacheté, un autre coléoptère familier des fleurs des haies et du jardin, dont les larves se développent également dans le bois mort.

 

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