L’Éristale des arbustes

Familier des zones humides, l’Éristale des arbustes est un actif butineur. Ses larves se développent dans les baisses et les fossés peu profonds.

Dans la grande famille des syrphes, l’Éristale des arbustes (Eristalis arbusturum) butine ici paisiblement dans une prairie humide du marais. En attendant l’épanouissement de la Reine des prés, les étamines de la ronce commune ont sa préférence.

D’envergure assez modeste (à peine plus d’un centimètre), la femelle imite plutôt bien l’abeille avec un abdomen noir rayé de blanc crème… Des taches triangulaires jaune orangé animent discrètement les premiers segments. Par contraste, le fond noir y dessine la silhouette d’un sablier. Le jaune est plus envahissant chez le mâle.

Ses larves se distinguent par leur « tuba » caractéristique. Elles peuvent ainsi évoluer dans les eaux fangeuses dont elles filtrent les matières organiques. Peu ragoutant sans doute mais les « vers à queue de rat » de l’Éristale des arbustes participent ainsi à l’épuration des eaux stagnantes.

Sources :

 

Des ailes hyalines  dont la nervure médiane présente un “V” élargi caractéristique des Éristales.

À ne pas confondre avec l’Éristale horticole (Eristalis lineata) dont le thorax noir n’est pas marbré et les ailes par ailleurs hyalines sont traversées d’une ligne sinueuse rousse. Les marques jaunes sont moins envahissantes même ici chez le mâle (yeux jointifs).

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