La Centaurée jacée

Centaurée jacée et Mélité des centaurées.

Incontournable fleur sauvage du printemps : la Centaurée jacée est une grande séductrice. Et pas seulement pour les papillons !

Centaurée jacée et Cétoine grise.

Plongée caractéristique parmi les fines fleurs tubulaires pour la petite Cétoine grise, alias le drap mortuaire.

À tout seigneur, tout honneur ! Parmi les butineurs les plus assidus de la Centaurée jacée (Centaurea jacea), voilà bien sûr le Grand damier. Et pas seulement pour le casse-croûte. Il y tient d’ailleurs son autre nom : la Mélitée des centaurées, principales plantes hôtes de ses chenilles.

En bordure d’une prairie voisine, la belle, il est vrai, a de quoi séduire. Avec un coeur rose lilas de fines fleurs tubulaires dressées, serrées les unes contre les autres. Et une couronne plus échevelée : des fleurs longuement frangées qui mêlent leurs cinq lobes étroits dans un superbe désordre.

Hélas, un peu lâche, le port ramifié n’est pas toujours à la hauteur. Le vent et la pluie en rabattent facilement la silhouette. Cela dit, en l’occurrence, la Centaurée peut compter sur le soutien des graminées alentour pour porter les capitules au plus haut. Et puis, quoiqu’il arrive, papillons, coléoptères et abeilles sauvages trouveront toujours le chemin !

Un quadrillage composé de lunules, carrés et rectangles sur le dessus des ailes du Grand damier. Avec davantage de fantaisie au revers, surtout des postérieures.

Centaurée jacée et abeille sauvage.

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