La Naïade aux yeux bleus

Naïade aux yeux bleus, mâle.

Elle tient son nom populaire de la divinité grecque des rivières. La Sèvre niortaise en l’occurrence pour la Naïade aux yeux bleus du jardin !

Naïade aux yeux bleus, mâle.

Mâle en pause sur une feuille de sauge. Quelques secondes seulement avant de repartir en chasse. Pour souvent revenir à la même place.

Naïade aux yeux bleus, femelle.

Outre ses trois couleurs (vert, bleu, brun clair), la femelle se distingue par une ligne dorsale noire assez large, en lieu et place des marques lancéolées du mâle.

Les agrions plus ou moins bleus sont aussi nombreux que variés. Pas toujours facile de les distinguer les uns des autres lorsqu’ils passent au potager. Encore moins de les identifier avec précision. Sauf pour la petite Naïade aux yeux bleus (Erythromma lindenii) !

Ce ne sont pas lesdits yeux qui font la différence. Ils ne sont bleu vif en effet que chez le mâle quand ceux de la femelle sont plutôt jaune verdâtre. À l’unisson, à vrai dire, de la couleur dominante d’un sexe l’autre.

Le mâle se singularise encore par deux cerques bien saillants et recourbés à la pointe de l’abdomen. Ce qui vaut à l’espèce un de ses autres noms vernaculaires, l’Agrion à longs cercoïdes. Mais c’est surtout à l’arrière de la tête de Madame comme de Monsieur que se situe “le” signe distinctif : trois tirets assez épais. Bleus pour le mâle. Verdâtre pour la femelle bien entendu.

En cette saison, le ballet de la Naïade aux yeux bleus est incessant au jardin. Dès que le soleil est suffisamment haut. De courtes pauses sur fleurs et légumes. Elle ne tient guère en place. Toujours en chasse.

Sources :

Naïade aux yeux bleus, femelle.

Ici sur fond de l’abondant feuillage des cosmos, le verdâtre domine à l’avant, y compris les yeux, chez la femelle qui présente néanmoins quelques zones bleues sur l’abdomen. Et une pointe abdominale  brun clair.

Mi-mai 2020. Mâle à l’affût sur une feuille de graminée au bord du halage. Sans tirets post-oculaires ici.

Fin mai 2020. Naïade mâle surpris en plein casse-croute.

Fin mai 2021. Pause sur l’épi d’une graminée. Les longs cerques recourbés du mâle sont ici bien visibles.

Fin juillet 2021. Dégustation d’une éphémère sur une feuille de rhubarbe.

 

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