Le Souci à contre-jour

Le Souci à contre-jour sur inflorescence de Menthe sauvage.

Certains papillons aiment étaler leurs ailes. Pas le Souci. Les occasions sont rares d’en apprécier l’avers. Sauf soleil et ombres chinoises aidant.

Il faut la complicité d’un contre-jour pour percevoir -un peu- l’éclat orangé du Souci (Colias crocea), pointé et largement bordé de noir.

Car le superbe papillon, cousin des Piérides, n’a qu’un seul défaut. Il n’ouvre jamais les ailes au repos ou lorsqu’il butine. Par contre, il se laisse volontier approcher. Et admirer.

La dominante du revers est verdâtre, marginée d’un brun rouille que l’on retrouve sur le dessus velu de la tête, mais aussi les antennes et les pattes. L’ensemble s’illumine d’une large plage jaune d’or rehaussée de taches noires sur les antérieures.

Mais l’attention est d’abord retenue par une marque blanche doublement cerclée de roux au centre des postérieures. Avec un chapelet de tirets ou de points également roussâtres rayonnant autour d’elle. Comme les stigmates d’une maladie foliaire déjà rencontrés chez le Citron.

Le Souci passe régulièrement au jardin, de son vol rapide, mais ne s’y arrête guère. Sinon sur les capitules jaunes de la Crépide capillaire ou de la Picride fausse-vipérine. En ce début septembre, ses yeux verts sont surtout en quête d’Eupatoire chanvrine et de menthe sauvage. Il suffit de le suivre.

En savoir plus sur le Souci avec le site quelestcetanimal.com

Fin octobre 2019. Le Souci n’a pas dit son dernier mot. Au moindre rayon de soleil, le voilà de retour au jardin !

Début août 2020. Moins de soleil. L’occasion de mieux percevoir les nuances jaune-vert et jaune-orangé.

Début septembre 2021. Ton sur ton sous le soleil avec le capitule jaune de la Picride fausse-vipérine.

 

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