La Punaise des noisettes

Punaise des noisettes, accouplement à peine dérangé par une Osmie cornue.

C’est la saison des amours pour la Punaise des noisettes. La nouvelle génération émergera en fin d’été. Comme les noisettes fraiches !

Punaise des noisettes, accouplement sur fleur de pommier.S’il est des accouplements furtifs, voire expéditifs, comme ceux de l’abeille Anthidie par exemple, c’est loin d’être le cas pour le Gonocère, alias la Punaise des noisettes (Gonocerus acuteangulatus) ! Ces deux-là sont restés accolés des heures durant, immobiles ou presque, au creux d’une fleur de pommier…

Pas vraiment de quoi troubler la petite Osmie cornue. Excusez le dérangement, M’sieur dame ! Juste le temps de siroter une ou deux gouttes de nectar. Et la voilà déjà partie. Les deux tourtereaux n’ont pas eu le temps de broncher.

Un peu comme la Grande tortue, toute proportion gardée, la Punaise des noisettes passe l’hiver à l’état adulte sous la litière de feuilles mortes. Elle se réveille au printemps et ne tarde pas à s’accoupler. Pour bientôt mourir. La nouvelle génération apparaît au cour de l’été. Les noisettes sont alors jeunes et vertes. Faciles à percer donc pour le rostre du Gonocère qui se délecte des amandes tendres et juteuses.

Sources : 

Punaise des noisettes, accouplement sur fleur de pommier.

Silhouette élancée, dominante brun chamois, thorax moins large que l’abdomen, angles du pronotum très saillants, pattes jaune pâle, antennes jaune orangé.

À ne pas confondre avec la Corée marginée (Coreus marginatus), plus brune, dont l’abdomen plat déborde largement sur les côtés des élytres. À noter également l’extrémité noire des antennes orangées.

 

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