Le Bourdon terrestre

Bourdon terrestre en automne sur fleur de cosmos

Gros gabarit, petite langue ! Le Bourdon terrestre sélectionne les fleurs en conséquence. Pour alimenter son nid souterrain.

Bourdon terrestre pénétrant dans son terrier.En fait, le Bourdon terrestre (Bombus terrestris) est un opportuniste. Il n’a pas vraiment fait son trou au jardin. Il semble plutôt squatter ici le terrier abandonné par un rongeur au pied d’un mirabellier. Assez spacieux pour accueillir sa colonie. Tant mieux. Les tomates sont à deux pas.

Outre sa taille et son vol sonore, il est facile à repérer. D’abord à son “cul blanc”. c’est d’ailleurs un de ses noms vernaculaires. Son abondante fourrure est par ailleurs à dominante noire. Avec deux étroites bandes jaune orangé. L’une forme un collier l’avant du thorax, l’autre barre l’abdomen au niveau du deuxième segment.

Spectaculaire et hyper active au printemps lorsqu’elle fonde sa colonie, la reine ne tarde par à être relayée par les ouvrières. D’abord de petite taille. Puis de plus en plus solides au fil des renouvellements. C’est qu’il en faut de l’énergie pour alimenter et entretenir une nurserie ! Par tous les temps. Ou presque. Jusqu’aux premières gelées automnales.

Sources : 

Bourdon terrestre sur trèfle blanc.

Pour accueillir des bourdons, rien de plus simple. Il suffit de laisser le trèfle blanc envahir les parties enherbées du jardin, notamment les allées. Ils en raffolent !

Une autre plante sauvage à privilégier : la Brunette commune. Pour peu que la tonte ne soit pas trop basse et trop fréquente, la floraison se renouvelle tout l’été.

Et si vous avez la chance d’avoir un verger, ici un mirabellier, rien de tel pour requinquer les jeunes reines après l’hivernage.

Le Bourdon terrestre n’a qu’un seul handicap : sa courte langue. Mais c’est un malin ! Lorsque la corolle est trop profonde, comme  celle de la Consoude officinale par exemple ici, il n’hésite pas à la percer pour se frayer un raccourci vers le nectar.

Début juillet 2019. Sur l’origan en fleurs.

Fin juillet 2019. Décidément, la Thomise variable ne redoute rien ni personne. Dans le soleil couchant, postée sur une inflorescence de Cardère sauvage,  la petite araignée crabe a capturé bien plus gros qu’elle.

Début juillet 2020. Sur les vaporeuses et enivrantes inflorescences de la Reine de prés.

Début juin 2021. Venir puiser le nectar et repartir chargé de pollen ! Ici sur le Gaura blanc.

Fin juin 2021. Large bractée rosée pour l’atterrissage, deux lèvres largement ouvertes vers le tube nectarifère : la Sauge toute-bonne a le sens de l’accueil. Y compris une forte odeur musquée !

Fin juillet 2021. Sans oublier le potager, ici une fleur de concombre.

Mi août 2021. Parmi les commensaux de la phacélie, tout poudré de pollen avec une visite à l’hibiscus.

Fin octobre 2021. Matins frisquets mais des après-midis revigorants. À vous plonger dans les derniers capitules de Cirse des champs !

Volucelle bourdon dans sa forme Bourdon terrestre.

La Volucelle bourdon : une mouche de belle taille, parasite ici du Bourdon terrestre dont elle affecte la livrée pour mieux pénétrer dans son terrier et y pondre ses oeufs. Elle peut présenter une autre forme, avec un “cul roux”, et parasite alors plutôt le Bourdon des pierres.

 

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