La Mésange bleue

Mésange bleue / Un jardin dans le Marais poitevin.

De moins en moins d’insectes à becqueter. Mais la Mésange bleue s’adapte. Tant qu’il y aura des baies et des graines…

Mésange bleue / Un jardin dans le Marais poitevin.Dans la série des petites acrobates auxiliaires du verger, après la Sittelle et la Mésange nonnette, voici sans doute la plus familière. La Mésange bleue. Comme ses commensales, elle met à profit ses longs doigts solidement griffus pour s’agripper n’importe où et dans n’importe quelle position. Rien ne l’arrête dans son exploration des troncs et des branches des fruitiers. Lichens, mousses, crevasses de l’écorce : elle fouille sans relâche à la recherche d’insectes.

Mais il faut se faire une raison : été indien ou pas, l’hiver approche. L’abondance touche à sa fin. Même les araignées commencent à se calfeutrer… Heureusement, la Mésange bleue sait aussi se faire végétarienne. Baies et graines sont encore disponibles un peu partout dans les haies alentour. Pas besoin d’aller bien loin. Tant mieux. Le verger compte sur elle au printemps prochain.

Par plaques, le lichen recouvre çà et là l’écorce des vieux fruitiers. Un véritable garde-manger !

Parmi les baies hivernales, la mésange bleue apprécie particulièrement celles du gui accrochées aux peupliers du marais. Elle passe généralement après la Fauvette à tête noire et la Grive draine pour se délecter de leurs restes, collés aux branches comme autant de petits chewing-gums. Elle participe ainsi à la limiter la propagation du parasite.

 

 

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