Une gelée blanche fin novembre ? Rien d’extraordinaire. Mais, à force de douceur, on avait presque fini par oublier le calendrier.
L’été indien à rallonges, c’est terminé. Encore qu’il ne faille jurer de rien cette année. Reste qu’une première vraie gelée blanche semble bien avoir siffler la fin de partie. Après tout, nous sommes à un mois de l’hiver. Presque jour pour jour.
S’il y a eu quelques petits matins frisquets ces derniers temps, cette fois, c’est plus sérieux. La petite mare est prise. Les fossés alentour également. Et la terre craque sous les pas.
Dire que la dernière récolte de tomates et de piments remonte à un quinzaine ! On se console avec le spectacle d’un givre épais et étincelant sous le soleil rasant du matin.

Fin janvier 2023. Les gelées blanches deviennent rares. Ici sur la sarriette.

Il ne gèle jamais bien fort dans le Marais poitevin. Quoiqu’il en soit, les vivaces du jardin sont à l’abri. Elles passeront l’hiver sous un épais manteau de feuilles mortes !

Lichen, mousse, lierre, anfractuosités : l’écorce des peupliers du jardin offre mille et un refuges où les insectes – sinon leurs oeufs ou leurs larves – passent la « mauvaise » saison. Un véritable garde-manger pour le discret grimpereau dont le fin bec recourbé est taillé sur mesure pour les y débusquer.

La petite Mésange nonnette descend rarement à terre. Graines et insectes : même en hiver, elle trouve son ordinaire dans les arbres.