Le Lion des pucerons !

Chrysope commune (Chrysopa perla).

Voilà une précieuse auxiliaire au jardin : la Chrysope commune est parfois appelée le Lion-des-pucerons. On ne saurait mieux dire.

Chrysope commune (Chrysoperla carnea).

Longueur maxi : 15 mm. Visible de mai à août.

Mieux que les coccinelles, les syrphes et les téléphores ! Moins connue du jardinier et pourtant… Ce n’est pas pour rien que la Chrysope commune (Chrysoperla carnea) est parfois appelée le Lion-des-pucerons. Si vous avez la chance de l’apercevoir, surtout faites-lui bon accueil. 

Transparentes, quadrillées de solides nervures noires, les longues et larges ailes ne cachent rien d’une  silhouette fusiforme à la dominante bleu vert tachée de noir. À peine perceptible sur la végétation printanière. Les yeux sont dorés ? En effet. Reste que la tête est bien trop petite pour qu’ils attirent l’attention ! 

Une petite tête dont on perçoit toutefois, en s’y attardant un peu, les puissantes mandibules. Les armes du lion. Si la Chrysope est à la fois butineuse et carnivore, ses larves sont de redoutables chasseuses. Avec lles pucerons pour cible prioritaire. Bonnes filles, elles dévorent aussi trips, acariens, aleurodes, petites chenilles… Et autres ravageurs.

Chrysope commune (Chrysopa perla).

Ailes quadrillées de nervures noires, longues et fines antennes, dominante bleu vert, large ligne dorsale noire, tache noire en forme de X sur la tête. On aperçoit bien ici les fortes mandibules du Lion des pucerons. Son nom latin (Chrysoperla) évoque des « perles dorées », allusion à ses petits yeux ronds. Difficiles à voir sur le terrain il est vrai.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, Vincent Albouy et Denis Richard, 2017, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • L’ordre des Nevroptères, dont la Chrysope commune, avec le site aramel.free.fr
  • Fiche technique auxiliaires, Les Chrysopes, par Carmen Batisda, article paru dans La fertilidad de la tierra, 2006 (traduit de l’espagnol)

Photos JF Irastorza