
Silence dans les haies. Le moineau et sa bande somnolent. Entre deux bruyantes razzias de graines en bord de Sèvre.

Envergure maxi : 32 cm. Nidification en mars-avril.
D’où lui vient cet air renfrogné ? Peut-être pousse-t-il le mimétisme jusqu’à se mettre au diapason du ciel maussade de cette matinée d’hiver… La tenue nuptiale du Moineau domestique n’y change rien. Au contraire. Ainsi, la petite calotte grise du futur marié descend très bas sur le front, presque jusqu’au bec, comme s’il fronçait des sourcils imaginaires. Et la petite tache blanche, au coin de l’oeil, lui donne un regard curieusement sévère. Ramassé en boule, le plumage ébouriffé sous le vent, il semble bouder dans les haies du jardin.
En fait, il est tout simplement repu, figé comme la troupe de ses congénères dans une longue sieste silencieuse. Il en ressortira bientôt à l’appel de tonitruants guilleris. Sonnera alors l’heure d’une nouvelle virée dans les aulnes et les frênes du bord de Sèvre. Les graines y sont nombreuses en cette saison. A moins qu’un coin de ciel bleu ne le sorte prématurément de sa torpeur. Quel plaisir de prolonger un peu le farniente au soleil !

En savoir plus :
- Le Moineau avec le site oiseaux.net
- Le Moineau avec la LPO
Photos JF Irastorza

On se souvient de l’

C’est maintenant que ça se joue pour la molène. Depuis l’été dernier, elle muscle sa longue racine pivotante. Et sa rosette a déjà fière allure. Sur les bords du halage, perlées de rosées, ses amples feuilles charnues et veloutées commencent à prendre le dessus. La concurrence n’est pas de taille. Même arum et carotte sauvage préfèrent aller s’épanouir ailleurs !

