La mésange à longue queue

Mésange à longue queue / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Mésange à longue queue débusque son ordinaire en explorant écorce, lichen et mousse des arbres. Dans toutes les positions.

Envergure maxi : 18 cm. Deux pontes en avril-mai puis en juin.

Une adorable petite boule blanche et rosée. Furtive dans les arbres du jardin, la Mésange à longue queue, alias l’orite à longue queue, ne risque pas d’être confondue avec ses homonymes. Aussi agile et acrobate que les charbonnières, nonnettes, bleues et consorts, c’est assurément la plus gracile de toutes. A vrai dire, ce n’est pas une véritable mésange.

Naturellement, on la distingue d’abord à sa fine et très longue queue noire ourlée de blanc. Presque aussi longue que le reste du corps ! Sur un plumage à dominante claire, elle fait écho aux bordures sombres des ailes et à d’épais sourcils courant jusque sur la nuque.

A contrario, le bec de la Mésange à longue queue est si menu qu’on le perçoit à peine. Pas de quoi broyer les graines ! Dès lors, si elle passe parfois faire son tri à la mangeoire, c’est surtout de branche en branche, dans les rides de l’écorce, sous le lichen et la mousse qu’elle débusque son ordinaire. Elle n’en est que plus active. Particulièrement en cette saison où les larves ne sont pas légion. Courage !

Mésange à longue queue / Un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus : 

  • L’Orite à longue queue avec oiseaux.net
  • L’Orite à longue queue avec la LPO

Photos JF Irastorza

 

La Daldinie concentrique

Daldinie concentrique, champignon / Un jardin dans le Marais poitevin.

Voilà un champignon qui a la couleur de l’emploi. La Daldinie concentrique fait consciencieusement le job : la décomposition des bois morts.

On jurerait des bûches sorties du poêle en partie calcinées. Avec des boulets de charbon restés collés ici et là. Elles n’ont pourtant jamais connu le feu. Voilà des lustres qu’elles sont entassées là, parmi bien d’autres, dans le tas de bois cher au hérisson et à la Couleuvre d’Esculape.

C’est la Daldinie concentrique qui les « consume » ainsi, propageant et incrustant loin son mycélium noir. Elle parachève une décomposition déjà bien avancée. Etrange champignon ! Ici à maturité, sa croute charbonneuse, nuancée de bleu, est devenue friable. Des morceaux se sont détachés, laissant apparaître les cernes grises et noires concentriques de sa croissance. D’où son nom.

De nouvelles excroissances globuleuses sont en formation. Tant qu’il y aura des fibres ! La Daldinie concentrique a trouvé un bon filon. Sous le lierre et les ronces, il y a tout un tas de bois à coloniser.

Daldinie concentrique, cernes de croissance / Un jardin dans le Marais poitevin.

Outre les champignons, le tas de bois accueille nombre d’insectes xylophages mais aussi le hérisson du jardin…

… et la Couleuvre d’Esculape y trouve un de ses refuges favoris !

Autres champignons xylophages du jardin : la Tramète et la Xylaire.

Photos JF Irastorza

 

Tenaces les oeilletons !

Artichaut, oeilleton / Un jardin dans le Marais poitevin.

Abandonnées depuis le printemps au tas de compost, les jeunes pousses d’artichaut ne sont pas avouées vaincues. Les voilà de retour.

Artichaut, oeilleton / Un carton dans le Marais poitevin.Quand on sélectionne les oeilletons d’une vielle souche d’artichaut, pour créer une nouvelle planche, il y a nécessairement quelques rebuts. Au printemps dernier, sans trop de regrets, ils sont partis sur le tas de compost, rejoints pêle-mêle par tout ce que le jardin produit de déchets verts. Avec in fine une épaisse couche de feuilles mortes pour linceul en fin d’automne.

Mais l’artichaut a parfois la vie dure ! Après un long été de dormance, deux vigoureux oeilletons ont ainsi émergé des feuilles mortes au début de l’hiver. Une telle ténacité appelle le respect. Et une seconde chance. Pour l’heure, laissons les deux rescapés parfaire leur enracinement. Au printemps, ils iront rejoindre leur ancienne fratrie. Avec une bonne dose de ce compost qui leur réussit si bien.

Conseils pour la culture bio de l’artichaut avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Mi-mai 2020. Un an plus tard, les oeilletons rescapés ont trouvé leur place. La récolte s’annonce bonne…

Une bêche bien tranchante suffit pour détacher un rejet (oeilleton) du pied mère de l’artichaut. La coupe doit être franche et nette. Le rejet doit posséder quelques racines. Il est préférable de diminuer le feuillage des deux tiers pour faciliter la reprise.

Photos Fernand ©