La Mésange nonnette

Mésange nonnette / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Mésange nonnette descend rarement au sol. Graines et insectes : elle trouve son ordinaire dans les arbres du jardin.

Mésange nonnette / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 19 cm. Nidification en avril-juin.

Elle n’a pas le long bec de la Sittelle mais son comportement lui ressemble un peu. Comme elle, sans faire fi dles graines de la mangeoire en cette saison, la petite Mésange nonnette a un faible pour les insectes qu’elle déloge dans le lichen, la mousse et les replis d’écorce.

Agile acrobate, elle prend elle aussi un malin plaisir à cacher ici et là quelques réserves pour les temps de disette. Même si le marais ne manque pas de ressources en hiver, notamment avec les samares d’érable et surtout de frêne. La Mésange nonnette est d’ailleurs experte dans l’art de décortiquer les petits cônes de l’Aulne glutineux pour en extraire les graines.

Calotte et bavette noires, elle est assez peu farouche. Son territoire ne se limite pas au jardin mais elle sait bien qu’elle y est la bienvenue. Et que la mangeoire est toujours pleine.

En savoir plus :

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • La Mésange charbonnière avec la LPO

Photos JF Irastorza

 

Choux-fleurs : le relais hivernal

Choux-fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin

Couleurs, ombre et lumière, volume… À l’approche de l’hiver, la planche des choux-fleurs prend le relais des massifs fleuris.

Choux-fleurs / Un jardin dans le Marais poitevinLes fleurs s’éteignent une à une au jardin. Seuls les dahlias et les zinnias font encore de la résistance. Mais les premières gelées blanches en sonnent progressivement le glas. Directement de l’été indien à l’hiver ?Sans doute. Alors, le potager fait ce qu’il peut pour tourner la page en douceur. La planche des choux-fleurs donne l’exemple.

A lui-seul, l’exubérant feuillage côtelé est un spectacle réjouissant. Et, enchâssée au creux de ce double camaïeu de vert et de bleu, chaque tête délicatement mamelonnée y explore toutes les nuances du blanc crémeux.

Encore quelques jours. Le jardinier pourra alors céder à une de ses gourmandises favorites. Un éclat blanc croqué sur place au petit matin. Comme avec les févettes du printemps.

Premières gelées blanches, ici sur les choux frisés.

Les choux de Bruxelles non plus ne craignent pas les gelées blanches. Bien au contraire !

Mais il ne faut jurer de rien avec la météo… Quelques gelées blanches ne font pas l’hiver ! Et l’été indien s’est finalement prolongé très tard en cet automne 2018. Au point que les chenilles de la Piéride du chou ont pu éclore et se développer entre Noël et le Jour de l’An !

 

La Sittelle torchepot

Sittelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Gratter lichens et mousses sur les arbres fruitiers ?  Si l’écorce abrite des insectes ravageurs, la Sittelle se chargera de les en extirper !

Envergure maxi :27 cm. Nidification : avril-mai.

Elle n’a apparemment pas son nid au jardin. Mais elle le visite volontiers. Discrètement. Jusqu’alors à l’abri du feuillage, la Sittelle torchepot apparaît désormais à découvert dans son exercice favori : l’exploration des écorces. Elle est bien équipée pour cela. D’abord de solides pattes griffues presque disproportionnées pour un passereau de taille moyenne. Elle peut ainsi s’accrocher aux troncs et aux branches dans toutes les positions ! Sans être embarrassée par sa très courte queue.

Son long bec effilé lui permet alors de fouiller mousses ou lichens à la recherche d’insectes. Et même de lever des lambeaux d’écorce s’il le faut pour y débusquer ses proies. Prévoyante, elle y cache aussi de la nourriture, coléoptères ou graines, pour la mauvaise saison.

Fauve orangé, gris bleu et gorge blanche : la Sittelle torchepot se distingue aussi par un long trait de liner noir dans le prolongement de son bec et de son petit oeil perçant. Voilà bien, ici sur une branche morte, un très utile compagnon du jardin. Et surtout du verger.

En savoir plus :

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • La Mésange charbonnière avec la LPO

Photos JF Irastorza