La Tenthrède temula

La Tenthrède temula butine les ombellifères. Ses larves sont d’insatiables dévoreuses de feuillage…

Tenthrède temula. Butinage sur ombellifère en bordure du halage.

Taille maxi : 13 mm. Visible de mai à septembre.

On a déjà vu à l’oeuvre ici les larves de la Tenthrède de l’oseille. Redoutables ! Au point de ne rien laisser des larges feuilles vertes. Sinon les nervures… Heureusement beaucoup plus rare, la progéniture de la Tenthrède temula (Tendredo temula) est tout aussi grégaire, avec des allures de fausses – mais voraces – chenilles. 

L’adulte se repère assez facilement lorsqu’il butine. Ici sur les grandes ombellifères du halage. Avec une dominante bicolore. Jaune sur la face ventrale, surtout chez le mâle. Y compris les pattes. 

Un jaune vif qui déborde un peu sur la face dorsale. À la pointe de l’abdomen mais aussi, notamment, sur les 3e et 4e segments : un bandeau transversal auquel sont accolées deux taches semi-circulaires sur les côtés. En outre, Les ailes fumées, nervurées de brun, présentent un bord antérieur plus sombre, noir et rougeâtre.

Et sur quels feuillages la Tenthrède temula jette-t-elle ordinairement son dévolu ? Elle est réputée cibler plutôt le troène des haies. Avec un faible pour les touffes d’origan au potager. Cela dit, elle n’a encore jamais sévi sur la planche des aromatiques. Vigilance, vigilance !

Tenthrède temula. Butinage sur ombellifère en bordure du halage.

Tenthrède temula. Butinage sur ombellifère en bordure du halage.

En savoir plus :

Photos JF Irastorza

Le syrphe Ceriana conopsoides

Le syrphe Ceriana conopsoides recherche les arbres sénescents pour installer ses larves dans leurs cavités, riches en matières organiques.

Syrphe Ceriana conopsoides sur ombellifère du halage.

Taille maxi : 14 mm. Visible de mai à septembre.

Voilà un syrphe singulier à plus d’un titre. D’abord parce qu’il est rare. Au point qu’on ne lui connait aucun nom vernaculaire. Va donc pour son appellation latine. Ceriana conopsoides. Rare et quasi sans référence. Mais il suffit de l’examiner, ici sur les grandes ombellifères du halage, pour souligner quelques-uns de ses traits caractéristiques.

D’abord un abdomen fuselé, noir et luisant, rayé d’étroites bandes jaunes. Jusque là, rien d’étonnant. Mais aussi des ailes nettement divisées en deux zones, fumées et hyalines. Avec une petite pointe en forme d’accent circonflexe à la frontière de l’une et de l’autre. Enfin, la configuration des longues antennes est pour le moins originale. Émergeant d’un tronc commun frontal, elles affectent la forme d’un grand Y. 

La singularité de ce syrphe tient par ailleurs à son comportement. La femelle pond en effet dans les cavités des vieux arbres. Les larves s’y développent en filtrant les microorganismes contenus dans un substrat alimenté notamment par des écoulements de sève.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

Photos JF Irastorza 

 

Le Syrphe des fourmilières

Syrphe des fourmilières.

On associe souvent pucerons à rosier, tomate et fève ! C’est oublier ceux qui, sous terre, puisent la sève des racines. Voilà la cible du Syrphe des fourmilières.

Syrphe des fourmilières.

Taille maxi : 12 mm. Visible de juin à août.

Un noir bien franc rayé de jaune vif. On songe à un membre de la famille des Chrysotoxes, champions dans l’imitation de la guêpe. Mais le Syrphe des fourmilières (Xanthogramma pedissequum) s’en distingue notamment par des pattes entièrement jaunes. Sauf les postérieures, brunâtres à partir de l’extrémité des fémurs. 

Par ailleurs, les bandes abdominales jaunes sont étroites et disjointes, hormis les antérieures qui, épaissies à la base, sont plutôt triangulaires. À noter enfin des ailes fumées, tachées de noir, avec des reflets métalliques.

Comme la plupart de ses cousins, voilà un auxiliaire très utile au jardin. Il installe en effet ses larves là où elles sont assurées de trouver leur met favori. Des pucerons ! Pas n’importe lesquels en l’occurence. La ponte a ainsi lieu sur une fourmilière – celle de la Fourmi jaune par exemple – spécialisée dans l’élevage souterrain de pucerons piqueurs-suceurs de racines.

Plusieurs générations se succèdent au jardin où le Syrphe des fourmilières est visible du printemps jusqu’en automne.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

 Photos JF Irastorza