Le radeau des cloportes

Inondation hivernale / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les Maraichins appellent ça l’évaille. La première inondation hivernale. Des instants magiques. Sauf pour les insectes qui se sont laissés surprendre…

Inondation hivernale / Un jardin dans le Marais poitevin.Près d’une semaine de pluies intenses sur l’immense bassin versant de la Sèvre niortaise. Avec quelques jours de décalage, les marais de Bessines puis de Magné, Coulon et La Garette vivent donc leur première inondation hivernale. Pour quelques jours. Normal. N’ont-ils pas été conçus comme autant de vases d’expansion des crues du fleuve ? 

Le spectacle est superbe. Même si le ciel trop bas manque de luminosité en cette veille de Noël. Le bétail est rentré et, principe de précaution oblige, la navigation est interdite sur l’ensemble des marais. A l’exception des cloportes. Car, surpris par la montée des eaux, des colonies d’insectes n’ont pas eu le temps de rejoindre les frênes têtards pour les escalader. Ils ont trouvé refuge ici et là sur des radeaux improvisés où ils se pressent en attendant la décrue. Les oiseaux n’ont qu’à se servir.

Le radeau des cloportes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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La chasseresse verte et bleue

Si les Demoiselles viennent régulièrement chasser au jardin, les libellules y sont plus rares, ne s’éloignant guère de la Sèvre niortaise toute proche et des conches alentours.

La grande Aeschne bleue s’y aventure de temps à autre. Elle fait halte ici sur une ronce, histoire peut-être de rappeler le jardiner à sa négligence, avant de brusquement « sauter » la haie pour rejoindre les bords de Sèvre.

Son nom est un peu trompeur. C’est en effet le jaune vert et le brun foncé qui dominent chez elle. Le bleu est limité à une série de taches sur les segments de son abdomen. Mais il est vrai qu’à bien y regarder, elle a de charmants reflets bleutés au fond des yeux.

(Photos : Fernand)

 

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L’herbe de Saint-Roch et la chanvrine

Ce début d’automne reste très fleuri sur les berges de la Sèvre. Alors que la salicaire jette ses derniers feux, la pulicaire, par petites taches disséminées ici et là, parfois en larges tapis remontant jusqu’au halage, n’en finit pas de renouveler son éclatante floraison. Les polinisateurs adorent ces gros boutons presqu’orangés enchâssés dans une fine couronne d’or.

La pulicaire se mêle ici à l’eupatoire à feuilles de chanvre dont les ombelles mauves commencent à passer.

Voici donc réunies deux anciennes médicinales, l’herbe de Saint-Roch (pulicaire) et la chanvrine (eupatoire), qui n’intéressent guère aujourd’hui que les papillons.

 

(Photos : Fernand)

 

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