Le radeau des cloportes

Inondation hivernale / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les Maraichins appellent ça l’évaille. La première inondation hivernale. Des instants magiques. Sauf pour les insectes qui se sont laissés surprendre…

Inondation hivernale / Un jardin dans le Marais poitevin.Près d’une semaine de pluies intenses sur l’immense bassin versant de la Sèvre niortaise. Avec quelques jours de décalage, les marais de Bessines puis de Magné, Coulon et La Garette vivent donc leur première inondation hivernale. Pour quelques jours. Normal. N’ont-ils pas été conçus comme autant de vases d’expansion des crues du fleuve ? 

Le spectacle est superbe. Même si le ciel trop bas manque de luminosité en cette veille de Noël. Le bétail est rentré et, principe de précaution oblige, la navigation est interdite sur l’ensemble des marais. A l’exception des cloportes. Car, surpris par la montée des eaux, des colonies d’insectes n’ont pas eu le temps de rejoindre les frênes têtards pour les escalader. Ils ont trouvé refuge ici et là sur des radeaux improvisés où ils se pressent en attendant la décrue. Les oiseaux n’ont qu’à se servir.

Le radeau des cloportes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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La curiosité du jeune cygne !

Le jeune cygne sauvage n'a pas encore perdu son plumage cendré.

Cygne sauvage dans le Marais poitevin.Est-ce le petit poussin qui s’était arrêté près du jardin, cet été, avant d’être vertement ramené dans le droit chemin par ses deux parents courroucés ? (20 août)

Le plumage encore cendré, il est aujourd’hui presqu’adulte, à tout le moins autonome, désormais solitaire. Et toujours aussi curieux. Libre de s’arrêter où bon lui semble.

Non pas pour quémander quelques miettes. Un cygne sauvage ne mange pas de ce pain là ! Envie de jouer peut-être. Ou d’en avoir le coeur net. Les humains sont-ils si terribles qu’on n’ait pas le droit de s’en approcher ? Bof.  Et le voilà parti. Avec cet air digne et détaché qui n’appartient qu’aux cygnes.

 


Photos Fernand ©

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La chasseresse verte et bleue

Si les Demoiselles viennent régulièrement chasser au jardin, les libellules y sont plus rares, ne s’éloignant guère de la Sèvre niortaise toute proche et des conches alentours.

La grande Aeschne bleue s’y aventure de temps à autre. Elle fait halte ici sur une ronce, histoire peut-être de rappeler le jardiner à sa négligence, avant de brusquement « sauter » la haie pour rejoindre les bords de Sèvre.

Son nom est un peu trompeur. C’est en effet le jaune vert et le brun foncé qui dominent chez elle. Le bleu est limité à une série de taches sur les segments de son abdomen. Mais il est vrai qu’à bien y regarder, elle a de charmants reflets bleutés au fond des yeux.

(Photos : Fernand)

 

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