Furtives libations

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.

Sous la canicule, le Gobe-mouche gris vient régulièrement se désaltérer au bord de la mare. Pour reprendre aussitôt sa traque des insectes du jardin.

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.La configuration du jardin lui va bien. Haies, arbres fruitiers, piquets de clôture ou de tomates : les postes d’observation n’y manquent pas !  Le Gobe-mouche gris (Muscucapa striata) navigue régulièrement de l’un à l’autre. Sa relative petite taille et sa livrée passe-partout en font un hôte particulièrement discret du potager.

Le regard aussi vif que le vol, le bougre ne gobe pas que les mouches ! Sa vivacité lui permet de fondre sur papillons, andrènes, petites demoiselles et même punaises. En l’air comme au sol.

Dos brun, ventre gris clair, ailes rehaussées de quelques reflets roux, calotte striée de flammèches brunes, poitrine légèrement mouchetée : le noir franc des yeux, du bec et des pattes tranche sur un sobre plumage aux multiples nuances.

Comme bien d’autres pensionnaires du jardin, le Gobe-mouche gris a pris ses habitudes aux abords de la mare. Il y est à la fois si hardi et furtif dans ses rapides libations que les merleaux, pourtant si jaloux de “leur” buvette, ont renoncé à lui faire la chasse !

En savoir plus sur le Gobe-mouche gris avec le site quelestcetanimal.com

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.

 

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La bataille de l’eau

Ecureuil à la buvette du jardin / Un jardin dans le Marais poitevin.

La bataille de l’eau, dans le Marais poitevin, on connaît ! Jusqu’au bord de la petite mare du jardin. Mais l’écureuil s’en fiche !

Merleau à la buvette du jardin / Un jardin dans le Marais poitevin.Pas de vraie pluie depuis plus d’un mois. C’est peu dire que le potager et ses résidents tirent la langue. Heureusement, il y a la mare, sous le couvert des grands peupliers. Gare cependant à la bataille de l’eau.

Encore affublés de leurs livrées
juvéniles roussâtres, les turbulents merleaux aimeraient bien en effet régenter la buvette du jardin. Sinon se l’approprier. Il faut dire que leurs nichées du printemps ont connu une belle réussite. Ils sont nombreux les bougres. Et ne tolèrent guère les intrus.

Cela dit, les grives musiciennes ont du répondant et ne s’en laissent pas compter. Elles boivent quand bon leur chante. Et décortiquent imperturbablement leurs escargots sur la margelle…

L’écureuil est tout aussi indifférent aux gesticulations des ados. Il vient là régulièrement entre deux cabrioles et prend tout son temps pour se désaltérer. De quoi encourager les passereaux. Néanmoins prudent, le verdier se faufile parmi les touffes de myosotis pour accéder discrètement à la mare. La fauvette à tête noire est plus téméraire. L’eau n’appartient à personne. Au diable les prétentions de ces balourds de merleaux ! 

En savoir plus sur la fauvette à tête noire avec le site oiseaux.net

Grive musicienne décortiquant un escargot / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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La canicule des canetons Colvert

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.

Nés voilà quelques jours, les canetons Colvert n’ont finalement connu que la canicule. Allez donc leur faire comprendre qu’il vaut mieux s’en préserver !

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.Le nid est à fleur d’eau. Dans le secret d’une grosse touffe d’Iris faux acore. À l’ombre d’un frêne. On imagine ce qu’il faut d’autorité pour y contenir pareille marmaille tout le jour durant. Un soleil écrasant. Une chaleur à ne pas mettre ses canetons dehors !

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.Il faut attendre presque la nuit tombée pour que ce petit monde se jette à l’eau. Sans retenue. Passer d’un banc de nénuphar à l’autre. Y barboter en se disputant graines, insectes et larves en tous genres. La belle vie !

La fête reprend le lendemain, dès l’aube, sur l’eau verte de la Sèvre niortaise. Deux ou trois heures de chamaillerie dans une relative fraicheur. Boire, s’amuser, gloutonner. Jusqu’à ce que la cane y mette le holà. Non sans peine. Mais le soleil est maintenant trop brûlant. Même les insectes se mettent à couvert. Il est temps de retrouver le nid. Un, deux trois, quatre… neuf : ils sont tous là. Vivement que les canetons Colvert découvrent la pluie. L’apprentissage sera plus reposant !

En savoir plus sur le Colvert avec le site oiseau-libre.net

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.

 

 

 

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