Le lilliputien du jardin

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.

Si discret quand il traque insectes et araignées dans les broussailles, le Troglodyte mignon l’est beaucoup moins quand il donne de la voix !

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.Il a beau se dresser sur ses ergots, ici au bord de la mare, le Troglodyte mignon n’en reste pas moins le lilliputien du jardin. Il est d’ordinaire moins facile à repérer. Un peu comme l’Accenteur mouchet, il furète en effet le plus souvent au pied des haies, dans les fourrés et les broussailles. En quête de petits insectes et d’araignées. On l’aperçoit également furtivement inspectant les berges de la Sèvre et des fossés alentour.

Il est d’autant plus discret que son plumage s’harmonise parfaitement avec son habituel environnement de feuilles mortes. Brun roussâtre, strié de lignes noires, surtout sur les ailes, le Troglodyte mignon présente de longs sourcils clairs ainsi qu’un bec effilé légèrement recourbé.

Il se distingue surtout par son emblématique petite queue rousse constamment relevée. Parfois à la verticale lorsqu’il se tapit au sol.

À dire vrai, on l’entend régulièrement plus qu’on ne le voit. Un chant pas forcément mélodieux mais si sonore et très haut perché. À faire pâlir le rouge-gorge de jalousie.

En savoir plus sur le Troglodyte mignon et entendre son chant avec le site oiseaux.net

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.

Le nid du lilliputien : une boule de mousse incrustée dans le parement d’une haie.

 

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Furtives libations

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.

Sous la canicule, le Gobe-mouche gris vient régulièrement se désaltérer au bord de la mare. Pour reprendre aussitôt sa traque des insectes du jardin.

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.La configuration du jardin lui va bien. Haies, arbres fruitiers, piquets de clôture ou de tomates : les postes d’observation n’y manquent pas !  Le Gobe-mouche gris (Muscucapa striata) navigue régulièrement de l’un à l’autre. Sa relative petite taille et sa livrée passe-partout en font un hôte particulièrement discret du potager.

Le regard aussi vif que le vol, le bougre ne gobe pas que les mouches ! Sa vivacité lui permet de fondre sur papillons, andrènes, petites demoiselles et même punaises. En l’air comme au sol.

Dos brun, ventre gris clair, ailes rehaussées de quelques reflets roux, calotte striée de flammèches brunes, poitrine légèrement mouchetée : le noir franc des yeux, du bec et des pattes tranche sur un sobre plumage aux multiples nuances.

Comme bien d’autres pensionnaires du jardin, le Gobe-mouche gris a pris ses habitudes aux abords de la mare. Il y est à la fois si hardi et furtif dans ses rapides libations que les merleaux, pourtant si jaloux de “leur” buvette, ont renoncé à lui faire la chasse !

En savoir plus sur le Gobe-mouche gris avec le site quelestcetanimal.com

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.

 

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La bataille de l’eau

Ecureuil à la buvette du jardin / Un jardin dans le Marais poitevin.

La bataille de l’eau, dans le Marais poitevin, on connaît ! Jusqu’au bord de la petite mare du jardin. Mais l’écureuil s’en fiche !

Merleau à la buvette du jardin / Un jardin dans le Marais poitevin.Pas de vraie pluie depuis plus d’un mois. C’est peu dire que le potager et ses résidents tirent la langue. Heureusement, il y a la mare, sous le couvert des grands peupliers. Gare cependant à la bataille de l’eau.

Encore affublés de leurs livrées
juvéniles roussâtres, les turbulents merleaux aimeraient bien en effet régenter la buvette du jardin. Sinon se l’approprier. Il faut dire que leurs nichées du printemps ont connu une belle réussite. Ils sont nombreux les bougres. Et ne tolèrent guère les intrus.

Cela dit, les grives musiciennes ont du répondant et ne s’en laissent pas compter. Elles boivent quand bon leur chante. Et décortiquent imperturbablement leurs escargots sur la margelle…

L’écureuil est tout aussi indifférent aux gesticulations des ados. Il vient là régulièrement entre deux cabrioles et prend tout son temps pour se désaltérer. De quoi encourager les passereaux. Néanmoins prudent, le verdier se faufile parmi les touffes de myosotis pour accéder discrètement à la mare. La fauvette à tête noire est plus téméraire. L’eau n’appartient à personne. Au diable les prétentions de ces balourds de merleaux ! 

En savoir plus sur la fauvette à tête noire avec le site oiseaux.net

Grive musicienne décortiquant un escargot / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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